Mesure de l’impact environnemental des GESI : le Ministère des Sports publie un benchmark

Mesure de l'impact environnemental des GESI : le Ministère des Sports publie un benchmark Ecologie Ecolosport
© Ministère des Sports
Twitter
LinkedIn
Facebook
WhatsApp
Email

Le Ministère des Sports a publié un benchmark visant à renforcer le standard méthodologique pour appréhender les impacts environnementaux variés des GESI et le rendre plus ambitieux.

La France étant hôte de plusieurs Grands Événements Sportifs Internationaux (GESI) tels que les Championnats du Monde de Ski Alpin 2023 à Méribel-Courchevel, la Coupe du Monde de Rugby à XV 2023, ou, bien sûr, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le Ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques cherche à développer, dans un contexte alarmant de dérèglement climatique, une méthodologie commune et une stratégie fiable d’étude d’impact des GESI organisés en France. Pour son compte, le cabinet indépendant UTOPIES a réalisé en 2022 un benchmark international des méthodologies existantes, dont le rapport a été publié ce mois-ci.

Ils sont plus de 30 GESI français à avoir signé la Charte des 15 engagements éco-responsables des organisateurs d’évènements. La très grande majorité des études d’impact se concentrent uniquement sur l’empreinte carbone de l’événement, la quantité de déchets générés ainsi que sur la consommation d’eau et d’énergie et finalement peu sur les indicateurs de performance comme le taux de déchets recyclés, les parts modales des transports, la part des énergies renouvelables, la quantité de CO2 compensé, ou encore la part d’alimentation bio/locale. 

Les impacts sur la biodiversité, l’empreinte carbone liée au numérique et à l’énergie, l’impact des sponsors ou de la publicité, ainsi que l’héritage d’un événement sont plus que rarement pris en considération. Ce benchmark révèle ainsi la nécessité de concevoir des études d’impact de long terme, encore trop peu développées. 

En dressant un tableau de définitions claires des notions comme l’empreinte carbone, l’empreinte environnementale ainsi que l’empreinte biodiversité, l’objectif réside dans le fait que les organisateurs de GESI puissent mettre en place une stratégie d’étude impact environnemental efficace et complète.

Vers un outil universel de mesure d’empreinte carbone ?

Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJO) de Paris 2024 ne s’est pas pas contenté d’effectuer un bilan carbone ex-post de l’événement, mais a constitué un budget carbone ex-ante. Une budgétisation faite en amont des émissions qui seront probablement émises doit permettre une optimisation des actions de réduction de ces émissions. 

Une autre nouveauté développée par le COJO : le développement, en partenariat avec le CNOSF et le Ministère des Sports, d’un outil de mesure d’empreinte carbone intitulé “Coach Climat Évènements“. Celui-ci a pour vocation de devenir une référence universelle et va donc s’inscrire pleinement dans l’héritage voulu des Jeux. 

Les actions de réduction seront définies en fonction des résultats de l’estimation des émissions carbone. L’outil “Coach Climat Évènements” recense différents postes d’émissions, à savoir : la restauration, l’hébergement, les déplacements, les infrastructures et l’énergie, le matériel sportif, la logistique, les objets promotionnels, l’habillage du site, le numérique et les déchets. L’héritage de cette méthodologie innovante devrait pouvoir être utilisée par les organisateurs de GESI dans les prochaines années.

Photo à la Une : © Ministère des Sports

Twitter
LinkedIn
Facebook
WhatsApp
Email

Ecolosport le PODDCAST explore la façon dont le sport peut contribuer à la réalisation des 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) de l'ONU et comment ceux-ci peuvent soutenir le développement du sport.