Morgan Bourc'his Ecolosport

Le triple champion du monde d’apnée Morgan Bourc’his, fervent défenseur de l’environnement aquatique, est plus que jamais investi dans la lutte contre la pollution des océans.

Morgan Bourc’his a commencé à pratiquer l’apnée sportive en piscine à l’âge de 20 ans quand il était étudiant à Poitiers, avant de s’installer au bord de la Méditerranée à Marseille. Il a aujourd’hui ce même nombre d’années en termes de pratique. A ses débuts, la conscience environnementale collective n’était pas aussi forte qu’elle ne l’est aujourd’hui. Sa conscience personnelle s’est construite au fil du temps, de son contact avec le milieu naturel, la mer, accompagnée de l’émergence d’une conscience collective globale.

Son premier engagement associatif s’est fait auprès de « Longitude 181 », une organisation réalisant depuis 2002 des actions de sensibilisation. Aujourd’hui, l’athlète s’investit davantage au niveau local à Marseille pour se rapprocher « des gens de la mer » qui œuvrent au quotidien pour la préservation de l’environnement. D’abord en tant que mécène du projet TRANSCOR de l’association « Septention environnement ». Ce projet expérimente la technique de transplantation sur des espèces coralligènes : les gorgones rouges et le corail rouge de Méditerranée. Puis, par sa participation à un projet initié en 2017 par Seaboost consistant à la construction et à la conceptualisation d’habitats sous-marins artificiels. L’apnéiste utilise son image pour informer, sensibiliser et emmener le grand public dans une démarche éco-responsable. Cette opération expérimentale nommée REXCOR (Restauration écologique EXpérimentale des petits fonds côtiers de la cuvette de CORtiou) vise à permettre la reprise de la biodiversité dans un milieu pollué depuis de nombreuses décennies par les rejets de la station d’épuration de Marseille.

Héros du documentaire « La quête du Sauvage »

Dans ce documentaire Ushuaïa TV réalisé par Jean-Charles Granjon, Morgan Bourc’his a rejoint la Norvège septentrionale en quête de reconnexion avec le monde sauvage, en plongeant avec les géants des mers, orques et baleines à bosses, là où leur cohabitation avec l’homme est encore possible. Cadré dans des décors bruts à couper le souffle, le documentaire s’inscrit dans une problématique de l’empreinte écologique humaine globale en aspirant une plus grande prise de conscience de l’impact de l’Homme sur l’environnement et la société.

Morgan Bourc’his est aussi le parrain naturel du musée subaquatique de Marseille. Le premier Musée subaquatique d’Europe a ouvert à une centaine de mètres au large de la plage des Catalans, sur une aire de 400m². Celui-ci se compose d’une dizaine de statues réalisées par des artistes marseillais et immergées à cinq mètres de profondeur accessibles gratuitement à l’aide d’un masque et d’un tuba. Même si le projet a avant tout une dimension artistique, c’est également un moyen de traiter les enjeux et problématiques des océans par la curiosité et l’amusement auprès du grand public et c’est donc naturellement que le triple champion du monde en a été nommé le parrain fin 2020.

Cette installation est loin de gêner la faune et la flore présentes sur le site des Catalans, bien au contraire. Faites à partir de béton marin certifié écologique, avec un pH neutre et et une texture permettant le développement et la colonisation par des espèces fixes, les sculptures placées dans les fonds marins agissent sur l’écosystème à la manière d’un récif artificiel. Par ce biais, la volonté commune des acteurs du Musée est de faire passer un message, notamment sur la protection de l’environnement à l’échelle nationale mais aussi internationale.

De l’espoir pour l’avenir

« La conscience environnementale collective s’affirme de plus en plus, et surtout elle vient de la base, des citoyens » affirme l’athlète engagé. « La mer n’est pas une piscine géante, c’est un endroit vivant. Il est aujourd’hui impossible de passer à côté de ce qu’il s’y passe. »

Depuis l’ouverture du Parc national des Calanques en 2012 et la création de zones réserves, Morgan Bourc’his et ses confrères, les « gens de la mer » observent un « retour à la vie. » La diversité d’espèces augmente en nombre et en taille ; constatation qui encourage la poursuite des efforts faits dans la lutte contre la pollution des océans. Cette lutte passe par des actions de sensibilisation mais également de formation tant envers les professionnels que le grand public, les citoyens.

Charlotte Frueh-Richardot
Naturellement passionnée par le sport en tant que sportive de haut niveau, je suis convaincue qu'il est un outil de développement majeur de nos sociétés. Il est désormais nécessaire de rendre sa pratique soutenable et durable afin de pérenniser ce rôle.

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