Projet zéro

Disponible depuis le 10 janvier sur Youtube, « Projet zéro » est le nouveau film du skieur français des Ménuires Victor Galuchot. Il montre l’expédition en vélo et à ski d’une bande d’amis skieurs et souligne la possibilité de vivre ces expériences uniques avec un impact minime sur l’environnement.

« J’ai fait une grosse erreur : c’est de penser que les petits gestes sont insignifiants. Je ne serai jamais irréprochable mais je viens de me rendre compte que, tous les jours, j’ai des occasions de faire ma part. » Avec ses mots en conclusion de Projet zéro, son film d’une quarantaine de minutes, Victor Galuchot prend conscience de son impact. La légende du colibri, présentée en introduction du projet, prend alors tout son sens dans l’esprit du skieur des Ménuires en Savoie.

Projet zéro : déjà plus de 70 000 vues sur Youtube

L’année 2020 de Victor Galuchot a débuté sur un catamaran, 500 kilomètres à l’ouest des côtes colombiennes pour faire barrage aux braconniers venus s’en prendre aux requins. Skieur professionnel depuis une quinzaine d’année, il prend conscience « sur le tard qu’il faut faire les choses autrement. J’ai parcouru la terre à la recherche de la meilleure neige avec un bilan carbone à faire rêver Donald Trump », plaisante-t-il dans Projet zéro disponible sur Youtube, sa sortie le 10 janvier.

Freiné par le confinement en mars à son retour en France, il attend le mois de mai pour lancer la réalisation de son nouveau film. Sa mission : monter quatre jours au glacier de Péclet dans le massif de la Vanoise en Savoie avec un impact écologique minime. Victor part de chez lui, à Saint-Jean-de-Belleville (Savoie), parcourt 27 kilomètres pour 1300 mètres de dénivelé positif avec son premier compagnon d’infortune, Arthur. Bientôt rejoint par Pierre, Bertrand, Nicolas, Victor et Arnaud pour terminer le travail à peaux de phoque afin d’atteindre la cabane des Pistes en haut du télésiège du Col sur la station de Val Thorens, 700 mètres de dénivelé plus haut et après 11 heures d’efforts au total.

« Au cœur d’un mouvement puissant »

Un périple qui laissera des traces sur organismes et qui vaudra cette phrase de Victor Galuchot, le deuxième jour : « être bio, c’est bien mais ça demande une sacré condition physique. » D’autant plus que la bande s’est gavé de ski freeride et de moments de franches camaraderies pendant quatre jours. Alors, à ce moment, ne reste que le plaisir, le partage, le bonheur d’être ensemble. Sans être dans l’obligation de parcourir le monde pour chasser la meilleure neige.

Projet zéro

La morale de l’histoire de Victor Galuchot tient en ses mots de conclusion du film Projet zéro : « Faire sa part, ça peut déjà être ces petits gestes. Il y a énormément de gens qui font leur part depuis un long moment. Grâce à eux, les politiques, les industriels et l’agriculture sont en train de changer. On est au cœur d’un mouvement puissant qui porte déjà ses fruits. Il suffit de raccrocher le train. » Pour former une armée de colibris et, enfin, éteindre l’incendie.

Dans la même rubriqueBonnes pratiques

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *