Investi depuis le début des années 2000 sur le terrain social, le LOSC a renforcé sa démarche de protection de l’environnement au début de l’année 2020, en s’engageant auprès de l’ONU pour atteindre la neutralité carbone. Une action payante puisque le club a remporté le prix « Excellence Environnementale », décerné par le CNOSF.
Le LOSC continue la structuration de sa politique RSE. Après avoir créé son Fonds de dotation le mois dernier, le club s’est vu décerner le prix « Excellence Environnementale » par les représentants du mouvement sportif français. Vendredi 9 octobre, le CNOSF réunissait 25 clubs amateurs et professionnels en présence de Roxana Maracineanu, Ministre des Sports, et de Marie-José Perrec, marraine de la première édition des Trophées Club+. Cette cérémonie vise à récompenser les entités sportives pour leurs démarches sociétales remarquables et innovantes.
🌱 Après avoir rejoint l’initiative Climate Neutral Now de l’@ONU_fr, le LOSC a reçu le prix “Excellence environnementale” des mains de @franceolympique.
Une récompense qui vient saluer le bon travail effectué sur tous les terrains par le LOSC#JouonsLaCollectif#JAILESPRITCLUB pic.twitter.com/VzNCjCz156
— LOSC (@losclive) October 20, 2020
À la fin du mois de janvier, le LOSC s’était démarqué en signant la convention Climate Neutral Now, imaginée en 2015 par l’ONU, une première pour un club sportif en France. Cette initiative encourage les organisations, sportives ou non, à agir concrètement pour endiguer le développement des gaz à effet de serre. La finalité est d’atteindre la neutralité carbone pour ses activités. Déjà signataire de la Charte des 15 engagements écoresponsables, éditée par le Ministère des Sports et WWF, le club lillois a souhaité intensifier son impact bénéfique sur l’environnement avec une démarche active et concrète.
Une approche stratégique et opérationnelle
Comme pour toute norme ou charte liée au développement durable, Climate Neutral Now incite les organisations à auditer leur fonctionnement et leur bilan carbone pour adapter au mieux les mesures de régulation. Les Nordistes ont fait appel à Muxia, un cabinet indépendant, pour procéder à l’analyse fine des répercussions écologiques générées au quotidien par les activités du club, en particulier les déplacements de ses équipes toutes catégories confondues.

Dès lors, des actions visant à réduire les émissions de CO2 ont été menées, sans nuire à la compétitivité et aux activités des locataires du Stade Pierre Mauroy. Ainsi, le LOSC compense le restant de son empreinte carbone, nécessaire à son activité, par le financement d’un projet porté par l’ONU. Il consiste à aider les populations du Malawi à construire des fours de cuisson consommant trois fois moins de bois pour permettre d’améliorer leur santé, leur qualité de vie et réduire les émissions de CO2 à travers le monde.
Légitimer l’implication des parties prenantes externes
L’un des buts recherchés au travers de ces opérations écologiques internes est de créer un effet domino auprès des supporters lillois et de leur prise de conscience écologique.
Seul, le club ne peut pas avoir un impact significatif pour contrer le réchauffement climatique, comme le précisait Marc Ingla au moment de l’officialisation de l’accord : « Par cette action, nous souhaitons sensibiliser tous les amoureux du LOSC à agir personnellement en faveur de l’environnement. Car le bouleversement climatique est l’affaire de tous, chacun à son niveau. » Un constat partagé par Niclas Svennigsen, responsable d’Action Mondiale pour le Climat : « L’exemple donné par le LOSC incitera de nombreux autres acteurs à s’intéresser à ce que l’initiative a à offrir, et à l’action en faveur du climat. »
Nul doute que cette récompense ne viendra pas ralentir l’engagement sociétal du champion de France 2011, bien décidé à intensifier ses actions pour préserver la planète… et l’avenir du sport.