Engagé depuis sa création dans une stratégie de développement durable, le Triathlon de Deauville poursuit son travail de fond pour en faire un événement zéro déchet et bas carbone.

Il est l’un des plus gros triathlons de France, voire du monde, aujourd’hui. Avec 8 500 participants attendus du 16 au 19 juin 2022, le Triathlon de Deauville s’impose comme une référence sportive. Cela implique de facto une certaine (éco)responsabilité dans son organisation. Le Triathlon de Deauville s’est engagé depuis 2012, date de la création de l’événement, dans une stratégie de réduction et de durabilité intéressante. L’objectif : être zéro déchet et bas carbone. Pour y arriver, quatre axes ont été définis : réduction des déchets, prévention et signalisation, économie circulaire, neutralité carbone.

Sur le premier point, l’organisation normande a digitalisé ses supports de communication pour diminuer l’utilisation du papier, avec notamment la création d’une application mobile. L’organisation évite aussi les emballages de produits et les produits à usage unique – préférant les contenants recyclables ou réutilisables sur les ravitaillements par exemple -, limite les achats au strict nécessaire et se dote de produis durables ou éco-conçus – réutilisation des banderoles partenaires, sac triathlète éco-conçu, contenants réutilisables… Les goodies ou flyers ont enfin été supprimés ou remplacés. En 2022, le dispositif de distribution de boissons doit être optimisé : bouteilles en verres, fontaines, eco-cup selon les lieux et les besoins des utilisateurs.

Concernant la prévention et la signalisation, le Triathlon de Deauville mobilise et forme chaque année une équipe dédiée à l’optimisation du
tri sélectif, quand une autre, mobile, est en charge du nettoyage du parcours. Une charte des comportements éco-responsables a été créée, à destination de toutes les parties prenantes de l’événement. Le public est aussi incité à se rendre sur l’événement via des mobilités douces ou durables. Cette année, l’organisation participe à une concertation avec les acteurs du sport, le GIEC normand et la région Normandie pour identifier les bonnes pratiques à déployer en termes de développement durable.

Réduire les émissions carbone

Le Triathlon souhaite aussi favoriser l’économie circulaire. Pour ce faire, plusieurs engagements ont été pris : collecte et recyclage des déchets avec une meilleure visibilité et accesibilité des points de collecte, 100% de déchets plastique recyclés, upcycling avec la conception d’accessoires et de mobiliers à partir des bâches de l’événement et, depuis cette année, collecte des biodéchets pour créer du compost et du biogaz.

Enfin, l’événement veut tendre le plus possible vers la neutralité carbone. La réduction des déplacements liés à l’organisation le permettra, évidemment. L’incitation au covoiturage pour les participants et le public également. L’organisation permet aussi la location de combinaisons et de vélos sur place pour favoriser la venue des triathlètes en transport en commun. La réduction des émissions est au coeur du dispositif mais ne suffit pas à en réduire certaines, quasi-incompressibles. Le Triathlon de Deauville souhaite ainsi contribuer à certains projets locaux, positifs pour le climat, la biodiversité et les habitants : plantation de haies bocagères, reforestation mosaïque, protection des zones humides locales, etc.

La protection de l’environnement privilégié de la région Normandie est au coeur des préoccupations de l’événement, qui est labellisé depuis 2015 « Triathlon Durable » par la Fédération Française de Triathlon.

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