SÉRIE (5/5) – Et si nous nous saisissions des éco-aventures comme des leviers de changement pour les citoyens ? Nous partons à la rencontre de quatre éco-aventuriers, tous lancés dans leur dernière ligne droite. Aujourd’hui, nous vous parlons du tour de France de l’optimisme.

Cinquième et dernier épisode de cette série sur les éco-aventuriers Sport Planète avec Ikigai, le tour de France de l’optimisme d’Axel Férard. Depuis le début de la semaine, l’éco-aventurier normand est parti parcourir 5 500 km, rencontrer les gens et les sensibiliser sur la thématique de l’alimentation et de l’agriculture durable.

Axel Férard est « parti du constat que les gens ont compris et prennent conscience » des problématiques environnementales. « Il faut maintenant s’interroger sur la façon dont on fait passer les gens de la prise de conscience à l’action. C’est compliqué car notre société est mondialisée et très confortable » poursuit-il. « Cette année, je voulais un projet beaucoup plus tourné vers l’action. » Sur son parcours, il ira donc à la rencontre des citoyens, et organisera plusieurs type d’événements, dont des cinés-débat pour projeter son documentaire “Graine d’Odyssées”. Car Axel n’en est pas à son coup d’essai.

Éco-aventurier depuis 2015

Multi-diplômé sur les sujets d’agriculture, d’urbanisme, de protection de la nature et de tourisme durable, Axel Férard maitrise parfaitement les enjeux environnementaux qui sont les nôtres. Son premier voyage date de 2015. « Je voulais traverser la France à vélo, mais je trouvais dommage de réaliser cet exploit sportif sans y ajouter du sens. J’ai appelé ce projet « Retour aux sources », car je dormais dans la nature et j’utilisais très peu d’énergie fossile pour alerter sur le réchauffement climatique. C’était très amateur, j’ai vraiment galéré et j’ai voulu stopper. » Une fois digérée cette éprouvante première aventure, il repart en 2016 de Tarbes jusqu’en Savoie, en allant à la rencontre de petits producteurs et pour mettre en avant les pratiques alternatives à l’agriculture conventionnelle.

C’est le déclic. S’il est reparti en 2017 pour un tour de Normandie sur le même principe, il co-fonde ensuite l’association « Graine d’Odyssées » en 2018 pour devenir éco-aventurier, conférencier et animateur. Un projet qui aboutit grâce au soutien du programme Sport Planète de MAIF. « En 2019, j’ai fait 6000km en vélo, paddle, kayak et randonnée, pendant plus de 6 mois, en réalisant un documentaire ». Celui qui sera projeté lors de ce nouveau projet Ikigai.

Revenons-en donc à ce tour de France de l’optimisme. Au delà de la projection de son documentaire, d’autres actions seront organisées. « Dans un premier temps, nous planterons les 1000 arbres financés l’année dernière. Ensuite, nous organiserons des conférences autour de l’agriculture et de ses enjeux, auprès d’un public plus adulte. Et enfin, nous organiserons des sensibilisations dans des écoles. 500 enfants ou étudiants seront sensibilisés au réchauffement climatique, à l’alimentation et à l’agriculture durable et responsable. L’idée est de montrer les enjeux autour de notre alimentation quotidienne, son impact, puis montrer les solutions viables et alternatives positives possibles. »

D’ordinaire flexitarien, Axel Férard souhaite ne pas manger de viande durant ce voyage. L’objectif est entre autres de démontrer que « physiquement, nous ne sommes pas obligés de manger de la viande. Popeye mangeait des épinards, ce sera le but pour moi aussi cette année » lâche t-il même dans un sourire. Il lui faudra justement autant de force que l’illustre Popeye pour rallier Lisieux (Normandie), ville d’arrivée, le 18 décembre prochain.

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