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Les 10 engagements environnementaux du Vendée Globe

Le Vendée Globe annonce ses 10 engagements environnementaux UNESCO Ecologie Voile Ecolosport
© Vincent Curutchet / Alea / Vendee Globe
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Lors d’une conférence de presse organisée à l’UNESCO ce mardi 6 février, l’organisation du Vendée Globe a annoncé ses 10 engagements environnementaux.

À 277 jours du départ de la 10ème édition du Vendée Globe, sous les yeux de l’ensemble des skippers qui prendront le départ le 10 novembre prochain, l’organisation vient d’annoncer ses 10 engagements environnementaux. Un chiffre évidemment pas choisi au hasard et qui évoque aussi la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030). Ces engagements, pris sur le long-terme, vont au delà de ceux propres aux skippers et se retrouvent autour de 4 axes majeurs : anticiper, réduire, inspirer et bâtir.

Pour savoir quelle route prendre et définir les bons leviers, la compréhension des impacts et des besoins est indispensable. C’est pourquoi l’organisation a collaboré avec Carbone4 et Toovalu autour d’un bilan carbone prospectif. Par la suite, le Vendée Globe établira un bilan carbone réel (scope 3) de l’événement, pour valider la méthodologie et mesurer les résultats des actions mises en place. Cette phase fondatrice de l’anticipation laisse ainsi place à la phase de réduction, deuxième axe de la stratégie.

Un Cap Carbone pour les skippers, des mobilités bas carbone pour le public

Le fait de faire concourir des dizaines de voiliers ne vous rend pas propres pour autant. Le Vendée Globe – comme d’autres courses – en a bien conscience. La voile a de nombreux impacts négatifs, entre la construction des bateaux et les événements organisés autour de ces courses, et une réelle responsabilité de réduire la pression sur l’environnement. Le Vendée Globe agit à plusieurs niveaux : elle a mis en place des clauses environnementales dans ses appels d’offres, pour ne s’entourer que de prestataires et acteurs engagés dans cette transition. Dans le même temps, la charte des exposants est, cette année, plus exigeante vis-à-vis de ces enjeux.

Autre engagement de réduction : les visiteurs. Comme pour tous les autres événements sportifs, il s’agit-là du levier principal pour réduire son impact carbone, puisque la venue des spectateurs représente 63% des émissions. En lien avec l’ensemble des parties prenantes de l’événement (collectivités, transporteurs, ADEME…), un dispositif complet de mobilité bas carbone est présenté : déploiement de plus de TGV pour se rendre au Village, offre de TER à 5€ dans toute la région, transports décarbonés aux Sables d’Olonne – navettes au gaz naturel vert, bus à hydrogène, bus de mer électriques, vélos en libre-service…

Enfin, le Vendée Globe s’engage à mobiliser les skippers pour réduire l’impact des bateaux. S’ils sont des laboratoires d’innovation qui ont une réelle influence sur la filière nautique – à l’instar de la course automobile -, leur construction ont une incidence souvent négative sur l’environnement, notamment à cause des matériaux utilisés, comme le carbone ou l’aluminium. En accord avec les navigateur(rice)s et la classe IMOCA, le Vendée Globe va encadrer l’innovation. Ainsi, le règlement de l’édition 2028 mettra en place un plafond pour limiter les émissions de CO2 dans la construction des nouveaux IMOCA. Un “Cap Carbone” qui met à jour, en quelque sorte, le principe de performance.

> Lire aussi : Peut-on gagner le Vendée Globe en ayant une démarche totalement éco-responsable ?

« Depuis 2017, skippers et Classe conjuguent leurs efforts pour insuffler une nouvelle énergie à notre sport et à notre industrie » a réagi Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA. « Ces deux dernières années, notre concentration a été dédiée à la réduction de l’empreinte carbone de nos bateaux et au fonctionnement éco-responsable de nos équipes. L’impulsion initiée par le Vendée Globe, en faveur d’un événement plus durable et respectueux de notre environnement promet d’accélérer cette dynamique déjà en marche. Cela ouvre la voie à des solutions encore plus innovantes et performantes en vue du Vendée Globe 2028, illustrant notre ferme engagement envers une navigation de pointe, à la fois sportive et respectueuse de notre précieux écosystème. »

Mieux comprendre l’océan

“Sensibiliser le public à la préservation de l’océan en vulgarisant la science de l’océan”, tel est l’intitulé du 6ème engagement environnemental du Vendée Globe. « Nos larges audiences nous obligent, notamment envers les jeunes générations. Pour cette 10e édition, nous allons renforcer notre programme pédagogique Vendée Globe Junior, et le rendre accessible aux enfants du monde entier » indique Alain Leboeuf, président du Vendée Globe et du Département de la Vendée. L’objectif est de mieux comprendre l’océan, pour pouvoir mieux le protéger.

Ainsi, du contenu pédagogique sera publié sur les supports de communication de la course vendéenne. Il sera conçu par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), les TAAF (Terres australes et antarctiques françaises), Polar Journal (média en ligne dédié aux zones polaires) et Océans Connectés (média en ligne entièrement dédié aux sciences de la mer).

La création de la Vendée Globe Foundation

Pour bâtir un héritage positif sur la durée, la SAEM Vendée et le Département de la Vendée, ont créé la « Vendée Globe Foundation ». Ce fonds de dotation vise à apporter un soutien financier à des projets de recherche concrets tournés vers la préservation des écosystèmes marins, en lien avec le parcours des skippers autour du monde. Parmi les fondateurs, on retrouve les 3 antennes régionales du Crédit Agricole, du Crédit Mutuel et de la Banque Populaire, et le partenaire historique de la course Sodebo en est le premier mécène.

Le fonds soutient dès à présent 3 projets. Le premier d’entre eux vise à protéger la biodiversité sur le parcours de la course. Le Vendée Globe va ainsi s’appuyer sur un consortium scientifique pour minimiser les risques de collisions entre les IMOCA et la faune marine. La Vendée Globe Foundation va aussi soutenir la Mission William de l’association Over the Swell, qui œuvre pour la défense de l’océan par l’émerveillement, l’éducation et l’organisation de missions océanographiques. Cette mission vise à mieux comprendre les routes migratoires du requin-baleine, espèce en voie d’extinction.

Enfin, et c’est le dernier engagement environnemental du Vendée Globe : un partenariat majeur entre son Fonds de dotation et l’UNESCO. De nombreux skippers embarquent depuis plus de 10 ans des technologies permettant de récolter de nombreuses données et informations sur les zones océaniques les plus reculées. En 2024, le Vendée Globe souhaite franchir un pallier et coordonner ces travaux de science participative et l’embarquement de ces outils de mesure. À partir de 2028, l’ensemble des skippers seront équipés d’instruments scientifiques pour une collecte de données sans précédent dans le Grand Sud.

« Les marins ne sont pas que des usagers de la mer. Ils sont avant tout des passionnés et d’ardents défenseurs de cet environnement » a déclaré Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO. « Ce sont en cela de formidables alliés pour les scientifiques qui œuvrent à mieux comprendre et à mieux protéger les océans. L’UNESCO est très fière de bâtir un pont entre ces deux univers, celui de la course à la voile et celui de la recherche, grâce à ce nouveau partenariat noué avec le Vendée Globe. »

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