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Pour sa 3ème édition, le SportMed Summit cherche à grandir sans se perdre

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Ce mercredi 29 avril, le World Trade Center de Marseille accueille la 3ème édition du SportMed Summit. Ce qui ressemblait encore à un pari local en 2024 s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables du sport à impact en France. On en parle avec François Singer.

En trois éditions, la trajectoire est nette. Près de 950 participants par édition, 64 partenaires engagés, 227 rendez-vous B2B organisés sur site et surtout, une ambition qui a changé d’échelle. Ce qui a commencé “presque dans un entre-soi marseillais”, comme nous le dit François Singer, directeur général de l’événement, s’ouvre désormais au niveau national et commence à regarder vers l’Europe, car il n’existe pas encore d’événement européen dédié au sport et à l’impact. Le SportMed Summit lorgne logiquement sur ce vide.

Cette année, le programme monte d’un cran. Les Impact Talks – 5 minutes chrono par intervenant, format TEDx – font leur entrée pour trancher avec la conférence de 45 minutes qui peut décrocher le public. Laurence Fischer, Steve Mandanda, Marie Patouillet, Fabien Gilot et Pierre Vaultier prendront la parole sur des thématiques qu’on n’associe pas encore toujours aux athlètes de haut-niveau. C’est précisément l’intention. Les athlètes ne doivent pas prendre la parole ? François Singer et de nombreux acteurs du secteur pensent exactement l’inverse.

Il y a un autre combat que François Singer mène en coulisses, moins visible mais qu’il assume pleinement : la féminisation des prises de parole. “C’est dur d’avoir des femmes qui parlent sur scène. Je me bats pour en avoir. Il y a un déséquilibre permanent, car elles ne se sentent souvent pas légitimes. Les hommes ont moins de mal à prendre la parole.”

Autre nouveauté revendiquée : les Trophées de l’Impact, conçus pour reconnaître et mettre en lumière des projets qui démontrent le pouvoir transformateur du sport. “On a reçu énormément de candidatures. Plus de mille et quelques dossiers, c’est fou” estime l’organisateur. L’idée est de faire émerger des acteurs qu’un gala dit classique n’aurait jamais fait monter sur scène. Le sport-santé intègre également le programme des workshops cette année, avec une table ronde sur la santé mentale et une fresque du mouvement, parce que, rappelle le directeur général, “la chaise tue”.

L’événement grandit dans un contexte qui, lui, reste difficile. Une partie de l’écosystème souffre : certaines structures qui gravitaient autour du sommet méditerranéen ont ralenti ou disparu. Et François Singer ne cache pas que le modèle économique de l’événement repose sur un équilibre fragile, entre partenaires qui reviennent, ceux qui ne reviennent pas, et la question qui ne disparaît jamais : jusqu’où peut-on aller chercher du financement, sans perdre la ligne ? “On est sur le même niveau de choix stratégique que peut connaître une agence ou un club. Doit-on bosser avec Total ? Ce sont toujours les mêmes débats de recherche de financements, qui viennent pérenniser l’événement, face à l’impact sincère qu’on veut y mettre. Tout l’enjeu est là.”

L’ambition affichée pour cette édition est de faire du SportMed Summit la référence européenne du sport à impact, en mettant au cœur des échanges la mesure concrète de l’impact sociétal du sport. Au-delà des partenaires historiques, de nouveaux acteurs manifestent leur intérêt. Le SportMed Summit n’en est peut-être qu’au début de son histoire.

> Découvrez le programme du SportMed Summit

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