Economie durable Congrès mondial nature Ecologie Sport

Ce samedi 4 septembre, lors du Congrès Mondial de la Nature, une première table-ronde liant sport et développement durable était organisée, avec Waste We Can. Extraits de quelques verbatims des différents intervenants sur la meilleure voie pour une économie durable dans l’événementiel sportif.

Amandine Singla, Ministère des Sports : “Une étude du WWF est sortie il y a deux mois, que nous avons soutenu financièrement. Il y a un scénario à +4°C où la pratique sportive est largement réduite, où l’on perd 60 jours de pratique. Il faut une forme de consensus entre tous les acteurs et tous les pays sur les réglementations à mettre en place. Nous essayons de mettre les acteurs du sport autour d’une même table, autour de la Charte des 15 engagements par exemple.”

Cécilia Barontini, Olympique de Marseille : “Notre engagement a commencé il y a plusieurs années. Nous avons trois axes forts : le bien-être de la communauté OM, le bien-être de notre territoire, et le bien-être de la planète. On a un rôle clé d’exemplarité. Nous avons obtenu la certification ISO 20121 cette année, et nous nous appuyons aussi beaucoup sur la Charte des 15 engagements du Ministère des Sports.”

Jean-Claude Herry, Herry Conseil : “La norme ISO 20121 a été créée lors des Jeux Olympique et Paralympiques de Londres, en 2012. En 10 ans, c’est devenu le standard de la RSE dans les grands événements sportifs internationaux. C’est une norme de management, qui fixe un cadre et une méthodologie pour créer et piloter sa stratégie RSE. “

Victor Nicolet, Fondation Relais Vert : “Nous essayons d’accompagner les événements à respecter les 15 engagements de la Charte. Sur l’UTMB, nous avons voulu éliminer un certain nombre de déchets en proposant un ravitaillement zéro déchet, par exemple.”

Cécilia Barontini, Olympique de Marseille : “Les joueurs sont très investis dans beaucoup d’associations. C’est un public très sensibilisé. L’OM est un club : j’ai la chance de pouvoir adresser des campagnes RSE auprès des jeunes du Centre de Formation. Et ils me rassurent. La jeune génération est beaucoup plus acquise à ces causes que les anciennes.”

Jean-Claude Herry, Herry Conseil : “Il y a une grande pression de toute la société pour avancer sur ces sujets-là. C’est sous la pression que les entreprises évoluent. Celles qui s’engagent doivent comprendre qu’elles vont en tirer des bénéfices.”

Thimothée Quellard, Ekodev : “Aujourd’hui, tout le monde veut du RSE et du développement durable, c’est une bonne nouvelle. (…) Mais tout le monde communique sur des initiatives qui représentent parfois 0,01% de l’impact écologique…”

Cécilia Barontini, Olympique de Marseille : “Quand on accueille une semaine sur deux 60.000 personnes, comment on peut améliorer l’accessibilité ? Nous avons la chance d’avoir un stade en centre-ville. La problématique est de notre côté.”

Amandine Singla, Ministère des Sports : “Sur l’avion, il y a un travail à faire sur les sportifs et sur la communication. Comment mieux montrer l’exemple ? Les parties prenantes discutent pour s’améliorer…”

Sébastien Lévêque, E-sport et XP School : “Le e-sport est peut-être une des solutions, car il y a une certaine accessibilité, il n’y a pas forcément besoin de se déplacer. Il y a des enjeux éducatifs et inclusifs autour du e-sport.”

Jean-Claude Herry, Herry Conseil : “Le principal impact carbone du secteur du sport, ce sont les transports. Les organisateurs d’événements doivent travailler en priorité sur ce point ! On ne peut pas travailler sur ces questions de transport si on ne se projette pas sur 10/15 ans.”

Victor Nicolet, Fondation Relais Vert : “Nous nous apercevons que certains organisateurs d’événements ont peur du changement. Mais il y a une attente silencieuse des pratiquants et des fans d’aborder les événements différemment.”

Thimothée Quellard, Ekodev : “La bonne nouvelle sur l’événementiel, c’est qu’il y a de supers initiatives. Nous arrivons à recycler l’urine récoltée lors des événements !”

Victor Nicolet, Fondation Relais Vert : “De plus en plus de sponsors sont en demande d’initiatives sociales ou environnementales. C’est un levier important !”

Michaël Ferrisi
Fondateur d'Ecolosport, je souhaite encourager la transition écologique dans le monde du sport. Professionnel du digital dans le rugby, je connais l'environnement des organisations sportives, de ses acteurs et suis persuadé des opportunités que représente cette transition pour la planète et le sport.

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