Stade de France RSE Ecologie Ecolosport

Si la saison 2019-2020 n’aura pas été très sportive pour le Stade de France, force est de constater qu’elle aura été riche en avancée sur la politique RSE de l’équipement ! Analyse des actions menées, des progrès effectués et des points à améliorer…

Le Stade de France – monument et symbole du sport français – est le stade ayant accueilli le plus de grands évènements sportifs au monde. Sur près de 350 événements organisés, ce sont près de 30 millions de spectateurs qui ont fait vivre l’enceinte de Saint-Denis. Un générateur de souvenirs incroyables qui s’accompagnent fatalement d’une empreinte écologique très importante. De fait, le stade s’est engagé sur la voie du développement durable dès 2009 et produit des rapports RSE depuis 2013. Le dernier en date est sorti la semaine dernière et Ecolosport s’est penché sur son analyse.

Le Stade de France a mis en place un système de tri des déchets en 2014, avec l’ajout du recyclage des bouteilles en plastique en 2017. Le dernier rapport RSE nous apprend que, depuis 2019, un nouveau système de tri a été mis en place pour gagner en efficience : des consignes simplifiées et de la signalétique explicative permettent d’accompagner le consommateur. Cette saison 2019/2020 aura également été l’occasion d’intégrer deux nouvelles filières de déchets valorisés – les portant au nombre de neuf : les capsules de cafés et les biodéchets. A noter tout de même que près de 80% des déchets, s’ils sont valorisés énergiquement, restent incinérés. Une solution qui, selon Maël Besson, expert sport et RSE, n’est pas idéale : “Il est mieux d’incinérer que d’enterrer des déchets, mais cela ne constitue pas une solution satisfaisante de réduction.”

Sur la question du gaspillage alimentaire, le Stade de France s’est aussi engagé. Cette saison marque d’ailleurs une réelle accélération de leur part. Un engagement notable pour Maël Besson : “L’évolution la plus importante, c’est la révision de l’offre alimentaire. C’est très intéressant d’avoir cette approche locale.” L’intégralité des restes redistribuables est ainsi donné au Chaînon Manquant, ce qui a permis de contribuer à près de 4.500 repas. Pour les restes qui ne peuvent être redistribués pour des raisons sanitaires, ils sont revalorisés grâce au système de méthanisation, qui possède plus de vertus que l’incinération à revalorisation énergétique.

Stade de France RSE Ecologie Ecolosport

Des fournisseurs locaux et des investissements sur l’énergie

Aucun équipementier, aucune organisation ni aucune entreprise souhaitant s’engager dans une démarche environnementale ne peut le faire sans exiger de ses parties prenantes – notamment des prestataires – des engagements. Sur ce point, le Consortium a décidé d’accélérer les choses. Ainsi, le Stade de France a signé un nouveau partenariat avec Fleurs d’ici, une startup française qui propose des fleurs de saison. De fait, les 7.000 compositions annuelles sont meilleures élèves en bilan carbone et en taux de gaspillage. Enfin, sur la restauration responsable, l’année 2019 aura permis la création d’un nouveau contrat avec un restaurateur dionysien certifié ISO 20121 : Fleurs de Mets. Un nombre important de fournisseurs sont d’ailleurs originaires de la région parisienne.

Enfin, autre chantier de taille : la rénovation de l’équipement, sujet épineux. En effet, construit en 1998, le Stade n’a pas été construit à une époque où les engagements et les compétences à la construction sur les questions environnementales étaient aussi importants qu’aujourd’hui. Pour pallier à ce problème, le Consortium met en place des moyens pour la refonte de l’éclairage et l’ajout d’une alimentation électrique plus respectueuse de l’environnement, qui permettra de n’utiliser les groupes électrogènes qu’en cas d’urgence.

Si cet article se penche sur les questions environnementales, force est de constater que le Stade de France met également l’accent sur les questions sociales et économiques, depuis plus de dix ans maintenant : engagement territorial, accessibilité des publics en situation de handicap, solidarité, engagement auprès des jeunes. Un rapport RSE encourageant donc, qui témoigne de la continuité et de l’engagement durable du Consortium sur ces questions. Rendez-vous en 2022 !

© Photo à la Une : Bernd Feil

Leïla Brousse
Étudiante en politiques publiques et stratégies des organisations sportives, je suis convaincue du rôle sociétal du sport et de sa portée universelle. Véritable outil au service de problématiques plus transversales, le sport est selon moi une des réponses à la transition écologique.

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