GreeNicoTour Nicolas Vandenelsken Carnet de Route Ecolosport

Du 14 août au 11 décembre 2021, Nicolas Vandenelsken réalise un tour de France en courant, pour sensibiliser sur le sport, la santé et l’environnement. Régulièrement, Nicolas nous raconte son quotidien sur les routes françaises, son ressenti, ses expériences mais aussi ses difficultés dans le Carnet de Route de GreeNicoTour. Cinquième épisode.

“Dans le 4ème carnet de route du GreeNicoTour, j’avais prévenu que la suite serait plus sportive… En effet, ça l’a été à partir de Marseille puisque nous sommes montés vers les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence. Nous avons aussi dû improviser puisqu’après Nice, je devais prendre la direction de Barcelonette, dans les Alpes du Sud. Le week-end avant mon arrivée, il a fortement neigé et nous avons adapté le parcours, en modifiant 4 étapes, passant par la Vallée du Var pour rejoindre Gap. Il y avait beaucoup de dénivelé, c’était difficile pour moi mais aussi pour Antoine, qui m’accompagnait cette semaine-là sur le vélo… Pour cette partie du parcours, nous devions avoir un vélo électrique, mais les aléas ont fait que nous sommes restés avec un vélo classique jusqu’à Grenoble. Sur la première étape modifiée, nous avons ainsi parcouru 52 kilomètres avec 1.200 mètres de dénivelé positif. Le vélo tractant une remorque de 30kg, c’était dur ! Encore une fois, nous avons dû nous adapter pour transporter une partie du matériel, via des trains et des bus. Cela a facilité la suite du parcours de celui ou celle  qui m’accompagnait sur le vélo.

Depuis Marseille, c’est beaucoup de plaisir, malgré des températures qui sont bien plus froides le matin. C’est plus difficile mais les jambes tournent toujours bien et c’est le principal ! À Grasse, le Maire est d’ailleurs venu courir les premiers kilomètres avec moi, nous avons pu échanger aussi ! C’est toujours plaisant de voir l’engagement des élus, qui viennent sur le terrain. Du côté de Nice et en remontant par les Alpes, nous avons trouvé très peu de pistes cyclables, voire aucune, ce qui ajoute de la dangerosité à l’aventure. Cela doit être amélioré ! Sur ces étapes du Sud-Est, j’ai vécu de très beaux moments, et même l’un des plus beaux depuis le début entre Digne-les-Bains et Seyne. C’était magnifique, les paysages étaient incroyables et très préservés, avec très peu de voitures et de déchets.

GreeNicoTour Nicolas Vandenelsken Carnet de Route Ecolosport

Nicolas Vandenelsken en pleine action de course et ramassage – GreeNicoTour

Après la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, nous sommes arrivés dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Nous avons continué notre travail de sensibilisation dans les écoles, de la primaire à l’enseignement supérieur. C’est toujours très enrichissant ! Je parlais des pistes cyclables quelques lignes plus haut… À Grenoble, il est assez incroyable de voir le nombre de routes réservées aux vélos, c’est très agréable et cette agglomération en a besoin. Du côté de Lyon, ensuite, j’ai un beau souvenir au sein d’une école dans laquelle je suis intervenu. La Directrice de l’école, chez qui j’ai pu dormir, et les enfants m’ont réservé un accueil incroyable. Ils criaient “Nicolas” mais je souhaite qu’ils crient pour la planète ! (sourire) J’ai souvent eu de beaux accueils mais cette fois m’a particulièrement marqué.

À Lyon, j’ai pu prendre part au Relais Sport Planète, organisé par la MAIF. Après mon étape du vendredi – et alors que je repartais le samedi matin -, j’ai pris part au relais en participant d’abord à une sensibilisation dans un club de football, avec plusieurs associations. C’est toujours très intéressant d’aller à la rencontre de publics qui ne sont pas toujours convaincus par les enjeux climatiques. Puis, à partir de 17h30 et donc en nocturne, j’ai pris part à ce relais sportif de 80km ! C’était intense et génial à la fois ! Sur cette étape, j’ai aussi pu rencontrer un de nos partenaires, Trashspotter, une application qui permet de spotter les déchets que l’on croise. Je l’utilise beaucoup tout au long de mon parcours puisque je ne peux pas ramasser tous les détritus ! Ramasser ces déchets ramènent des points, qui se transforment ensuite en argent pour les petites associations comme la nôtre.

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Arrivé en Bourgogne-Franche-Comté, j’ai eu quelques difficultés au niveau logistique. Je ne trouvais pas toujours des accompagnants pour le vélo… Pour l’anecdote, de Cormatin à Chalon-sur-Saône, j’ai dû réaliser une double étape. J’ai laissé le vélo à Cormatin pensant qu’une personne rencontrée dans la journée me le ramènerait. Ça n’a pas été le cas ! Après mon intervention dans une école, je suis retourné à Cormatin avec un professeur et j’ai refait l’étape matinale jusqu’à Chalon, sur le vélo cette fois ! L’émission Tout Le Sport de France 3 est aussi venue à ma rencontre pour faire un reportage sur le projet GreeNicoTour. Ils ont pu capté un super moment dans un collège, et une belle opération de ramassage.

Le 19 novembre dernier, j’ai effectué ma 4ème et dernière pause, du côté de Dole. Avant Besançon, j’ai eu la chance de rencontrer Xavier Thévenard, athlète très engagé pour l’environnement, davantage que je ne le croyais d’ailleurs. C’était génial de pouvoir discuter avec lui de toutes ces problématiques et de partager l’étape et l’événement de sensibilisation. Super mec et super ambassadeur !

Enfin, je suis arrivé dans la Région Grand-Est, où nous allons vers Strasbourg (il y était dimanche, ndlr). J’ai parcouru ma 100ème étape. L’arrivée est prévue le samedi 11 décembre à Paris, au Stade Charléty ! Il y aura une étape de 42km entre Claye et le stade, en passant par la Tour Eiffel. Un bel événement y sera organisé l’après-midi autour du sport-santé-planète, avec beaucoup d’ateliers sur le ramassage de déchets, les mégots, le dérèglement climatique, le sport-santé, l’alimentation durable… Ce sera un beau moment, que je souhaite très sensibilisateur !”

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La fin du GreeNicoTour est prévue pour le 11 décembre !

Michaël Ferrisi
Fondateur d'Ecolosport, je souhaite encourager la transition écologique dans le monde du sport. Professionnel du digital dans le rugby, je connais l'environnement des organisations sportives, de ses acteurs et suis persuadé des opportunités que représente cette transition pour la planète et le sport.

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