Les Fédérations Françaises des Sports Automobiles et de Motocyclisme (FFSA et FFM) ont annoncé vouloir devenir neutre en carbone d’ici 2050. Ils présenteront aussi au 2e semestre 2022, le 1er « Baromètre Environnemental » des sports mécaniques.

Si la volonté d’être neutre en carbone est une tendance avérée auprès des organisations, elle montre tantôt une réelle stratégie de fond pour diminuer son empreinte, tantôt une (mauvaise) stratégie de communication, marketing et donc du greenwashing. Le fait d’être neutre en carbone pour une organisation a même récemment été remis en cause par l’ADEME. À l’échelle d’un pays, par contre, cette neutralité prend tout son sens. Justement, la France a inscrit il y a deux ans, dans la loi relative à l’énergie et au climat, l’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050. C’est dans ce cadre que se placent les sports mécaniques français, la FFSA et la FFM, qui souhaitent donc contribuer à cet objectif national.

Si le périmètre de cette neutralité voulue n’est pas encore connu – mais a toute son importance -, l’ambition des sports mécaniques reste intéressante tant on sait qu’ils sont décriés pour leur impact direct (carburants, pneumatiques, logistique, etc.) et indirect sur l’environnement. « Il s’agit d’un défi majeur qui nécessite une évolution de nos activités et un accompagnement soutenu à l’égard de l’ensemble de notre écosystème. Nos acteurs, quels qu’ils soient, pratiquants, bénévoles, industriels, équipementiers, énergéticiens, acteurs économiques, sont déjà engagés pour contribuer à réduire l’empreinte environnementale des sports mécaniques » explique le communiqué de la FFSA et de la FFM.

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Un « Baromètre Environnemental » des sports mécaniques à venir

Le plan d’actions de la FFSA et de la FFM n’est donc pas encore connu puisqu’il découlera d’un nouveau « Baromètre Environnemental », créé en partenariat avec le Ministère des Sports et qui verra le jour au 2e semestre 2022. « La nature des évolutions profondes et les orientations à prendre seront discutées collectivement pour construire une stratégie de développement compatible avec un objectif de neutralité carbone à l’horizon en 2050 » poursuit la FFSA.

Les deux présidents de ces deux fédérations, Nicolas Deschaux et Sébastien Poirier ont également réagi, conjointement : « Nous avons pleinement conscience du sens de l’histoire et c’est un défi majeur que doit relever notre écosystème. Être un acteur de la transition écologique, c’est décider de pouvoir continuer à pratiquer notre passion dans le futur. Nous devons être moteurs d’actions et d’innovations pour des sports mécaniques durables de la même manière que nous sommes des moteurs de croissance pour le développement économique. Il appartient donc à nos deux fédérations de renforcer nos positions et d’adopter une stratégie à long terme pour répondre aux enjeux environnementaux et plus largement sociétaux. Dans ces conditions, la vision commune FFSA/FFM constitue un formidable accélérateur pour les sports mécaniques français. (…) »

Considérés comme de véritables laboratoires pour une certaine mobilité, les sports mécaniques français entrent dans un virage qu’il faudra bien négocier pour éviter la sortie de route.

© Photo à la Une : FFSA

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