Bomolet Pierre-Ambroise Bosse Running Sport Ecologie Ecolosport

Bomolet fait partie des marques responsables que nous avons eu plaisir à mettre en avant il y a quelques mois dans un de nos tops. La marque de vêtements de course à pied vient de s’associer à l’athlète Pierre-Ambroise Bosse pour nous présenter un t-shirt qui, en plus d’être conçu à partir de bouteilles en plastique recyclées, est fabriqué en France.

Combien faut-il de bouteilles en plastique pour fabriquer un t-shirt de course à pied ? La question pourrait paraître saugrenue au premier abord, mais c’est désormais une réalité des plus plaisantes. C’est maintenant bien connu, les bouteilles que nous jetons peuvent servir à fabriquer des vêtements, ce qui est une très bonne nouvelle pour la planète. Et la réponse à cette question est 12. 12 bouteilles en plastique recyclées sont en effet nécessaires pour concevoir un t-shirt de running. A partir du fil obtenu de ce plastique, Bomolet, marque lyonnaise de vêtements de running, propose une fabrication 100% française.

Pour « La Tornade », nouveau t-shirt annoncé en début de semaine en collaboration avec Pierre-Ambroise Bosse, la fabrication a lieu dans un atelier de confection à Renaison avec un tissu tricoté à Bourgoin-Jallieu. Au final, le vêtement aura parcouru moins de 500 kilomètres tout au long de la chaîne de valeur. Une belle performance quand on sait que la grande majorité des vêtements de running sont fabriqués en Asie et parcourent environ 40 000 km (soit plus d’une fois le tour de la planète).

Bomolet Pierre-Ambroise Bosse Running Sport Ecologie Ecolosport

L’écoresponsabilité au centre du projet Bosse2024

La Tornade, c’est aussi l’adjectif qui nous vient à l’esprit pour qualifier Pierre-Ambroise Bosse, que nous avions interrogé il y a quelques semaines à propos de son action en faveur de l’environnement. Athlète très dynamique et très engagé, Pierre-Ambroise Bosse s’associe à cette initiative responsable avec toujours le même but, celui de montrer l’exemple et d’initier le changement : « M’engager en tant qu’homme et en tant qu’athlète est pour moi une évidence. La situation climatique nous oblige à repenser notre façon de consommer. Je le fais à mon échelle individuelle mais ce n’est pas suffisant, ce n’est qu’ensemble que nous parviendrons à faire bouger les choses. Je veux que tous les sportifs, coureurs ou non, sachent qu’il est aujourd’hui possible de s’équiper avec des vêtements confectionnés localement. J’espère d’ailleurs que lors des JO 2024 à Paris, les athlètes français pourront courir avec des vêtements fabriqués chez nous, en France. Ça serait beau. »

Pour l’athlète, cette association avec la marque est l’occasion de mettre l’écoresponsabilité au centre du projet Bosse2024, qui doit le mener jusqu’aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Dans ce cadre il a déjà, rappelons-le, mené des opérations de nettoyage comme celle en Guadeloupe dont nous parlions il y a quelques semaines. Un projet autour duquel Pierre-Ambroise Bosse souhaite fédérer sa communauté, ses partenaires et les athlètes français qui comme lui auront le privilège de représenter nos couleurs.

Bomolet, de la frustration à l’innovation

La naissance de Bomolet est avant tout née d’une frustration de ses deux jeunes créateurs de 25 ans, Flavien Thouroude et Nathan Darly. Celle de n’avoir pu imposer la création d’un « social score » obligatoire sur l’étiquette de nos vêtements, à l’image du nutri-score qui existe pour les aliments. Malgré les 30 000 signatures de la pétition que les deux camarades avaient lancé, la puissance des lobbies aura eu raison de l’initiative. Une fois le projet abandonné, loin de se laisser abattre, les deux hommes ont décidé d’agir à leur échelle et de faire ce qui leur semblait le mieux pour soulager leur conscience et faire en sorte de pouvoir soulager celle d’un maximum de personnes : la fabrication de vêtements de sport écoresponsables et made in France.

Proposant une gamme de produits faits en France à partir de bouteilles recyclées, la marque souhaite également impliquer sa communauté grâce à la co-création. Et c’est d’ailleurs ce qui a été fait pour La Tornade, dont les pré-commandes s’ouvrent dans les prochains jours. C’est en effet la communauté qui a voté pour le design qui lui plaisait le plus, ce qui constitue pour Bomolet une façon de s’assurer qu’ils touchent au plus près des goûts et des besoins des sportifs qui achètent leurs vêtements.

Bomolet Pierre-Ambroise Bosse Running Sport Ecologie Ecolosport

Pour Flavien Thouroude, cette collaboration avec Pierre-Ambroise Bosse était une évidence. Tout d’abord parce que la première rencontre a eu lieu au cours d’un Eco’Jog co-organisé par Bomolet, opération qui consiste à courir en ramassant les déchets que l’on trouve sur son trajet. L’engouement de l’athlète pour ce type d’événement a totalement plu à Flavien Thouroude qui s’est alors rapproché de lui. Il nous explique : « C’est à cette occasion que l’on a pu expliquer à Pierre-Ambroise l’intérêt de l’existence d’une marque comme Bomolet et de la nécessité de créer des vêtements responsables dans un monde du textile très controversé. »

Une évidence également car face aux poids-lourds de la mode et du textile, cette association avec un athlète de haut niveau est une façon pour la marque, très confidentielle à ce jour, de promouvoir la mode responsable : « Il était important pour nous de démocratiser les vêtements de running made in France, de montrer qu’il est possible de courir en respectant la planète tout en étant performant. Dans cet objectif-là, on s’est rapproché de Pierre-Ambroise Bosse dont l’engagement pour l’environnement est déjà fort. C’est un atout pour nous pour nous faire entendre« .

Passionné par la course à pied et le trail, intéressé par le sport en général, la cause environnementale est une de mes préoccupations majeures. M'engager comme rédacteur au sein de Ecolosport, c'est donc concilier un des mes principaux centre d'intérêt et mon engagement pour notre planète et notre avenir.

Instagram

Inscrivez-vous à la newsletter Ecolosport