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TRIBUNE – Marseille-Cassis : le défi du plastique sera-t-il relevé ?

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© Parc National des Calanques
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La 31e édition du Marseille-Cassis aura lieu ce dimanche 29 octobre. 

L’an passé, 20 000 coureurs s’élancent depuis le Stade Vélodrome vers Cassis. Une course mythique passant par la route départementale de la Gineste et le Parc national des Calanques. Le parcours offre un paysage inoubliable à ses participants. 

Comme tout autre événement sportif, le Marseille-Cassis doit faciliter les ravitaillements pour les coureurs. Satisfaisant et facile à consommer, l’emballage unique en plastique est toujours champion du confort de l’usage. 

C’est ainsi que des milliers de bouteilles en plastique ont parsemé le Parc national des Calanques. Avec 120 000 bouteilles d’eau en plastique utilisées sur la course dont une partie jonchent le sol plusieurs jours après la fin de la course, la trajectoire suivie concernant l’empreinte territoriale n’était pas à la hauteur des enjeux.

Les bouteilles terminaient inexorablement leur course contre nature dans la nature. Tendre vers le zéro plastique est un engagement fort qui pourrait faire du Marseille-Cassis une course précurseure. 

La réduction et le devenir des déchets plastiques doit devenir une des conditions sinéquanones au maintien de la course dans le Parc national des Calanques. Organiser une logistique d’approvisionnement écoresponsable pour un événement de cette taille est contraignant, mais toute contrainte est aussi une opportunité. L’adaptation au changement climatique et la création de nouveaux modèles en valent la chandelle.

Si la course a mis en place une politique pour la réduction du CO2 provenant du transport des participants qui est à souligner l’an passé, le défi plastique et l’empreinte territoriale de l’événement sur un espace protégé, n’est pas moins important.

Les collectivités ont le pouvoir d’éco-conditionner la tenue de la course. D’autres en France imposent de plus en plus la tenue de leurs événements au respect à la fois de la biodiversité du territoire, tout en faisant la promotion d’une politique de transport sobre. Bref, il n’y a pas à choisir entre CO2 et plastique, on pourrait se passer des deux.

Les associations locales en coulisse espèrent que le Département des Bouches du Rhône, la Ville de Marseille, la Région Sud et la Ville de Cassis se poseront les bonnes questions. Nous espérons également que cette prise de parole entraînera un nettoyage plus minutieux qu’à l’accoutumé.

L’avenir de la pratique sportive et le crédit du territoire en terme d’écoresponsabilité impose le respect des espaces naturels. On attend de voir lundi !

Alexandre Mounier, président de 1 déchet par jour 
Adrien Piquera, fondateur de Nature Peinture

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