Présente dans 60% de notre corps et recouvrant 72% de la terre, l’eau est un bien fondamental à la vie, un élément désormais menacé par la crise écologique. Face à cet immense défi, le monde du sport se mobilise pour venir à la rescousse de l’eau !

Série “Le sport à la rescousse de l’eau” (2/4) – Dans ce deuxième volet, nous allons vous présenter Watertrek, une jeune association qui utilise le Stand Up Paddle pour sensibiliser à la préservation de l’eau.

Diplômée en langues étrangères et cinéma, rien ne semblait prédestiner Séverine Vasselin à se retrouver à la tête d’une association sensibilisant à la protection de l’eau. Actrice et anciennement animatrice, c’est grâce à la série documentaire « Randonnées africaines », dont elle était l’hôte et le personnage principal, que la jeune femme eut l’idée de fonder Watertrek.
« Ayant toujours ressenti un sentiment de bien-être quand je me retrouve au bord de l’eau, j’avais initialement imaginé reprendre le format des reportages en Afrique en proposant d’aller à la rencontre des peuples et communautés vivant au bord de l’eau » nous explique Séverine.

Mais une initiation au Stand Up Paddle va totalement changer la donne et permettre à Watertrek de voir le jour sous sa forme actuelle.

© Watertrek

Le Stand Up Paddle comme révélateur

Pour les moins initiés, le Stand Up Paddle (ou SUP) est un sport consistant à ramer debout sur une grande planche s’apparentant à un surf. Il se pratique aussi bien dans les vagues que sur une surface limpide. Initialement utilisé dans les îles du Pacifique, il a été remis au goût du jour par le renommé surfeur Laird Hamilton.

En 2014, Séverine s’essaye à cette activité et tombe littéralement sous le charme. « Ce fut une réelle révélation. La perspective à 360° offerte par le SUP était tout simplement incroyable. À cela s’ajoute cette fantastique sensation d’être en lévitation sur l’eau. Détachée du littoral, dans une position vulnérable, je me suis réellement sentie comme partie intégrante d’un tout, quelque chose de mouvant, de fluide, de moins rigide ou arrêté qu’à terre. J’y ai vu là une nouvelle perspective physique mais aussi idéologique. Dès lors, je me suis tout de suite demandée comment cette nouvelle perspective pouvait contribuer à la protection de la nature » nous raconte-t-elle.

« Tout comme la randonnée, le Stand Up Paddle est accessible à un très large public grâce à sa facilité d’apprentissage, c’est donc un outil parfait pour créer une reconnexion avec la nature. D’autant plus que dans le cadre de nettoyage des berges, il permet de se rendre dans des endroits difficilement accessibles»

Dès lors, la comédienne s’associe à son papa, enseignant à la retraite, pour créer Watertrek. Après quelques années, ils recruteront Emmanuelle Trouslard, une hydrobiologiste de formation qui apporte toutes ses connaissances scientifiques. Désormais, les 2 jeunes femmes forment un binôme complémentaire à la tête de la structure.

©Watertrek

La sensibilisation et la pédagogie au cœur du projet

Les objectifs de Watertrek sont triples : éduquer, initier et fédérer.
Ainsi, plusieurs programmes de sensibilisation sont proposés à des scolaires, des pratiquants de sports nautiques mais également des entreprises. À travers ces différents formats, les participants découvrent les nombreuses menaces qui pèsent sur les écosystèmes aquatiques : les pollutions plastiques, le changement climatique ou les polluants chimiques

Parmi les nouveautés, on peut notamment citer la prochaine sortie d’un podcast consacré à l’eau et à la nature. C’est Séverine, en charge de la création des contenus, qui a développé ce support. De son côté, Emmanuelle se consacre actuellement au déploiement de protocoles de science participative exploitables par les paddlers : le kit Paddle & Protect. Cet outil permettra à chacun, que ce soit dans le cadre de sorties « loisir » ou d’expéditions dédiées, de collecter des données scientifiques (nombre de déchets, quantité de microplastiques, taux de nitrate ou de phosphate…). La finalité sera de recenser sur une cartographie les dangers auxquels sont exposés les cours d’eau.

Par le biais de son programme Paddle & Plant, Watertrek souhaite étudier l’impact du réchauffement climatique sur la Mangrove, végétation typique des zones tropicales dont l’absorption du CO²  est cinq fois plus efficace qu’une forêt traditionnelle. Il sera prochainement proposé un outil virtuel de calcul d’empreinte carbone et la possibilité de la compenser via le replantage d’arbres sur ce site.

En plus de ces nombreuses activités, Watertrek planifie les sorties d’autres projets enthousiasmants. Au niveau de ses outils pédagogiques, des contes pour enfants sont déjà dans les cartons. Séverine espère également que sa structure pourra être de nouveau présente sur de nombreux événements sportifs en 2021 afin de proposer des animations ludiques à destination de tous.

Au vu des enjeux majeurs qui sont en train de grandir autour de l’eau, les actions de structures à l’image de Watertrek sont désormais plus que nécessaires.

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Eddy Klemenczak
Spécialisé dans le secteur de l'événementiel, passionné de sport et engagé dans la protection de l'environnement au quotidien, je suis convaincu que le mouvement sportif, de part sa capacité à rassembler et à influencer, se doit d'être un acteur majeur de la transition écologique.

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