NousLeSport2021 Bonnet Oulaldj Ecolosport

Depuis le 17 février dernier, Emmanuelle Bonnet Oulaldj, co-présidente de la FSGT, administratrice du CNOSF et de l’Agence Nationale du Sport et candidate à l’élection de la présidence du CNOSF organise, chaque semaine, des rencontres virtuelles « NousLeSport2021 » sur BeSport.

La cinquième édition des rencontres NousLeSport2021 organisées par Emmanuelle Bonnet Oulaldj, celle du lundi 12 avril, portait sur le thème Contribuer en actes au développement durable et écologique du sport. Les intervenants, Arnaud Jean, président de l’UFOLEP, Léa Gottsmann, enseignante agrégée en EPS à l’Ecole Nationale Supérieure et Lénaïg Corson, joueuse internationale française de rugby, ont tous les trois traité ce sujet sous différents angles d’approche.

L’intervention de Léa Gottsmann

Léa Gottsmann a évoqué les défis environnementaux auxquels le sport et sa pratique font face et a présenté les principaux moyens pour y répondre. L’augmentation importante du nombre de pratiquants de sport a de nombreux enjeux économiques et financiers, mais également des conséquences sur le changement climatique, en termes d’émission de gaz à effet de serre (GES), ainsi que de diminution de la biodiversité et d’espaces naturels. Dès lors, il faut orienter les acteurs du sport, tant les professionnels que les sportifs du dimanche, sur trois pôles d’actions principaux dans leur démarche de réduction de leur empreinte carbone.

Le premier pôle est ciblé sur la réduction des GES, soit sur la lutte contre le réchauffement climatique. Pour le limiter à 2 degrés, un individu devrait avoir une empreinte carbone limité à 2 tonnes. En réalité, le moyenne est de 11 tonnes. Le choix du moyen de transport pour les trajets quotidiens ou ponctuels plus longs pour les compétitions est crucial pour cette réduction. Nous faisons référence, ici, à la préférence du vélo, des transports en commun ainsi qu’au covoiturage plutôt qu’à la voiture individuelle par les pratiquants dans leurs trajets entre chez eux et leur lieu de pratique.
Quant aux professionnels et aux clubs, ils devraient opter pour des déplacements plus éco-responsables, organisés à l’échelle de la structure pour les départs en compétitions ou en stages, en évitant le plus que possible la voie aérienne.

Le deuxième pôle est celui du matériel et des infrastructures sportives. A échelle globale, nous pensons à des décisions raisonnées concernant les lieux de compétitions, le fonctionnement des infrastructures ainsi que leur transition énergétique. Au niveau individuel, un choix du matériel prenant en compte leurs composants et leur processus de fabrication participe à une pratique sportive plus durable.

Enfin le troisième pôle porte sur les consommables, c’est-à-dire le choix des goodies et de la nourriture proposés lors d’évènements sportifs.

Emmanuelle Bonnet Oulaldj organise les rencontres virtuelles NousLeSport2021

La crise sanitaire que nous traversons a permis une certaine reconnexion à la nature. La pratique intérieure en club étant impossible, les sports d’extérieurs, en particuliers durables, ont gagné en attrait auprès des sportif(ve)s. « Nous reprenons le temps de vivre dans environnement naturel » expliquait Léa Gottsmann, avec le « slow sport ». En quelque sorte, la crise de la Covid-19 a permis, pour beaucoup, de redéfinir leur rapport à la nature et leur notion du temps. A titre d’exemple, cet hiver, les vacanciers montagnards habitués au ski alpin ont pu redécouvrir le sens de l’effort et se reconnecter à la nature par la pratique du ski de randonnée ou des raquettes.

L’intervention d’Arnaud Jean

L’action d’éducation populaire et d’éducation à la citoyenneté de la première fédération multisports de France, l’UFOLEP, a débouché depuis le début des années 2000, sur une éducation à l’environnement.

Initié par la sensibilité de son comité directeur aux enjeux de développement durable, l’UFOLEP a désormais une stratégie RSE complète et affirmée. Elle propose – entre autres – une formation des salariés à la réalisation d’un bilan carbone sur les évènements sportifs, ou encore un label éco-responsable interne pour les manifestations sportives (Eco tour). Par ailleurs, l’organisation a signé en 2018 la charte des 15 engagements éco-responsables des organisateurs d’évènements du Ministère des Sports.

Les actions de l’UFOLEP en faveur du développement durable sont basées sur 5 axes. D’abord sur la biodiversité et les activités sportives, en sensibilisant et en éduquant des animateurs/éducateurs et licenciés à la biodiversité à travers la pratique sportive. Ensuite, le réemploi du matériel sportif en développant l’économie circulaire, en créant un réseau national de recyclerie, tout en favorisant l’insertion professionnelle en se concentrant sur le secteur d’avenir, la réparation. Troisième point, les évènements sportifs responsables, en intégrant la transition écologique dans l’offre pédagogique (ateliers, activités) et dans la logistique de nos évènements (alimentation, déchets, mobilité, électricité…) pour sensibiliser l’ensemble des acteurs mobilisés. Avant-dernier axe : la mobilité douce, en généralisant l’apprentissage du vélo chez les enfants, en cohésion avec le nouveau programme gouvernemental « Génération vélo ». Enfin, le dernier point est la stratégie RSE.

L’intervention de Lenaïg Corson

Lenaig-Corson-ecolosport

La rugbywomen bretonne engagée dans la protection de l’environnement a rappelé l’importance de l’engagement et de la responsabilité des sportif(ve)s, tant professionnel(le)s que de loisirs, dans la protection de l’environnement à travers leur pratique sportive.  

La crise sanitaire n’a – en effet – pas eu que des mauvais côtés. A l’instar de Léa Gottsmann, Lenaïg Corson a saisi l’opportunité durant les mois de confinement de se reconnecter à la nature et d’agir davantage en sa faveur. « J’ai redécouvert la vie à la campagne, le plaisir d’aller sur le marché bio de mon village ou encore de me balader au bord de la rivière » a précisé la joueuse du Stade Français Paris.

Au quotidien, elle utilise aussi son image et le pouvoir des réseaux sociaux, notamment Instagram et Twitter, pour éveiller les consciences et sensibiliser un maximum le grand public.

En conclusion de cette 5ème rencontre virtuelle « NousLeSport2021 », Emmanuelle Bonnet Oulaldj a précisé qu’une des missions du CNOSF était bien de sensibiliser à tous ces enjeux de développement durable par l’éducation.

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Charlotte Frueh-Richardot
Naturellement passionnée par le sport en tant que sportive de haut niveau, je suis convaincue qu'il est un outil de développement majeur de nos sociétés. Il est désormais nécessaire de rendre sa pratique soutenable et durable afin de pérenniser ce rôle.

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