Marathon Vert de Rennes Eco-responsable Ecolosport

L’année qui vient de s’écouler n’aura pas été simple pour l’événementiel sportif. Malgré tout, le Marathon Vert de Rennes Kinoca Minolta, crée en 2011 par Daniel Jeulin, a bien eu lieu en octobre dernier et a fêté ses dix ans. L’occasion pour Ecolosport de revenir sur l’histoire du premier marathon vert de France, à l’aube de cette nouvelle année et nouvelle décennie pour l’événement.

Le 24 octobre dernier, à Cap Malo dans la région de Rennes en Bretagne, s’élançaient plusieurs milliers de coureurs sur les 5 courses proposées par le Marathon Vert de Rennes : le marathon, le marathon relais, le marathon duo, la « féminine » et la marche nordique. Une offre diversifiée permettant à plusieurs publics d’y participer. Pourtant, la pluralité de ces propositions ne caractérise pas le Marathon Vert de Rennes. Son engagement en faveur de l’environnement, essence même de sa création, si. Daniel Jeulin raconte, dans une vidéo anniversaire des 10 ans de l’événement : « L’idée m’était venue en réfléchissant à la création d’un grand événement, à la fois ambitieux et porteur de sens. »

L’idée d’un marathon permettant de planter un arbre pour chaque kilomètre parcouru fut alors imaginée et le marathon s’associa, dès sa création, avec la Fondation Yves Rocher pour la plantation d’arbres. Si l’organisation de l’événement produit intrinsèquement du carbone, l’idée n’est pas de compenser mais d’aller plus loin en ayant stricto sensu un bilan carbone vertueux. Des plantations ont alors eu lieu en Éthiopie, en Allemagne, en Inde et plus localement en France. Un engagement précis – les sujets de développement durable sont vastes – permettant à l’événement d’avoir un engagement phare. Cela ne l’empêche pas de travailler d’autres sujets.

Au-delà des plantations d’arbres, l’organisation du marathon est pensée de façon soutenable. Une attention particulière à l’usage de plastique et plus globalement sur les supports jetables est mise en place : réutilisation, gourdes offertes, objets lavables, etc. Une charte de « bonne conduite écologique » soit être signée par les participants au moment de l’inscription. Un effort important est apporté à la question des transports, premier vecteur de pollution pour les événements de cette typologie : réduction ou gratuité des transports en commun, incitation au covoiturage, et en interne, une rationalisation des déplacements logistiques permet de réduire l’empreinte carbone. Le tri des déchets est mené tout au long du parcours et la communication est avant tout numérique.

En plus de toutes ces actions, une sensibilisation générale est menée auprès des différentes et nombreuses parties prenantes – partenaires, fournisseurs, prestataires, etc. Ils sont d’ailleurs choisis en grande partie pour leurs engagements sur ce sujet. Ce n’est par exemple pas le cas pour l’enseigne McDonald’s, partenaire du marathon en duo, qui fait tâche. Les coureurs sont bien évidemment aussi sensibilisés, avec l’organisation de plogging avant l’événement, liant entrainement et éducation de chacun sur l’état actuel des rues et chemins rennais.

Marathon Vert de Rennes Eco-responsable Ecolosport

Avec plus d’1 million d’arbres plantés et près de 55 000 coureurs ayant effectués les parcours du Marathon Vert de Rennes Kinoca Minolta, cet événement breton a de quoi ravir les adeptes de course d’endurance sensibilisés à la protection de notre planète !

Leïla Brousse
Étudiante en politiques publiques et stratégies des organisations sportives, je suis convaincue du rôle sociétal du sport et de sa portée universelle. Véritable outil au service de problématiques plus transversales, le sport est selon moi une des réponses à la transition écologique.

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