EcoTrail Paris Trail Ecologie Ecolosport

À un mois et demi de la prochaine édition de l’EcoTrail Paris, Justine Birot, responsable du développement durable, nous présente les grands contours de la version 2022. L’occasion pour elle de réaffirmer la volonté du staff de faire de cette manifestation un véritable terrain d’expérimentations en termes de transition écologique.

Organisé exceptionnellement au mois de juillet en 2021 pour cause de crise sanitaire, l’EcoTrail Paris retrouve sa programmation habituelle cette année, en donnant rendez-vous aux participant.e.s le samedi 19 mars 2022.
L’été dernier, on se souvient que les organisateurs avaient franchi une étape importante dans leur démarche éco-responsable, en supprimant le fameux t-shirt finisher.

Une alimentation peu impactante

L’année dernière, les produits locaux, de saison, issus de l’agriculture biologique et en vrac étaient à l’honneur sur les ravitaillements. Une démarche qui a reçu un accueil mitigé de la part des participant.e.s, surtout du à un manque de collations salées. Souhaitant respecter leur ligne de conduite tout en prenant en compte ces retours, l’organisation a ainsi décidé de réintégrer des produits d’origine animale tels que du saucisson ou du fromage, mais en quantité moindre.

Quant au vrac, il a été vite accepté. « Il faut dire que les coureur.euse.s ont déjà l’habitude de venir avec leur ecocups » nous précise Justine. À noter également que l’un des nouveau succès réside dans le fait que l’alimentaire sera quasiment fourni dans son intégralité via des producteurs locaux !

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© Vincent Krieger

Des achats toujours plus responsables

Comme mentionné en introduction, s’il y a avait une décision majeure et révolutionnaire à retenir en 2021, c’est l’abolition des t-shirts finisher. Une position qui a fait grincer quelques dents à l’époque mais qui sera tout de même reconduite et surtout pérennisée.

À la place, ce sont des produits locaux qui avaient été offerts (bières, sucettes au miel…) Une récompense qui a parfois été confondue avec le ravitaillement final. En 2022, l’ensemble des participant.e.s recevront toutes et tous un poster réalisé par Des bosses et des bulles aka Matthieu Forichon, un illustrateur humoristique bien connu dans le monde du trail. Pour les personnes réalisant le 80km, la dotation sera complétée par des mets régionaux et quelques petites surprises. Sur ce point, Justine nous confie que c’est un sujet en pleine transition. « D’ici 2023, nous souhaiterions récompenser avant tout l’effort sportif ! Dans ce sens, quelqu’un réalisant son premier 10km devrait tout autant être récompensé qu’un.e habitué.e d’une course longue distance. »

Souhaitant rester une plateforme d’innovations, une réflexion est aussi en cours pour mettre en avant l’engagement éco-responsable des traileur.euse.s sur une année. L’objectif serait double : sensibiliser et inciter !

Côté sponsoring, les partenaires ont été invités à échanger et se pencher sur la question de « Comment optimiser la visibilité tout en réduisant les espaces publicitaires et surtout la production de supports ? » À court terme, la solution la plus simple est de rassembler les panneaux publicitaires sur les arches plutôt que sur le reste des parcours. « Nous étudions également la possibilité de créer des supports stickables afin de diminuer la production de nouvelles banderoles chaque année, due au changement régulier de partenaires, et ce même si nous favorisons des matériaux biosourcés » explique Justine.

Enfin, il est aussi question de dédier des zones à un seul partenaire.
Malgré toute sa bonne volonté, l’organisation sait qu’il est difficile de contenter tout le monde et que chacun doit faire des concessions. Mais comme le rappelle la responsable Développement Durable, « c’est à chacun de décider quelle économie il souhaite financer avec la possibilité de choisir des alternatives ou de ne pas entreprendre des actions qu’on trouve illogique.»

Valoriser les bénévoles

Jusqu’à présent, de nombreux bénévoles étaient mobilisés pour assurer la sensibilisation des coureur.se.s au tri… une mission jugée peu valorisante.
Pour cette nouvelle édition, les volontaires auront donc plus de responsabilités avec des rôles de référents sur chaque zone notamment.
Par exemple, les référent.e.s développement durable devront vérifier la bonne installation des poubelles, renseigner les équipes sur les éco-gestes et la politique éco-responsable ou encore s’assurer de la bonne visibilité des nouveaux panneaux d’information sur le tri. « Nous voulons valoriser l’implication de nos bénévoles mais aussi leur bien-être en s’assurant qu’ils prennent bien leur pause déjeuner plutôt que manger sur un coin de table en 5 minutes entre autres. »

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© Eric Montgobert

La sensibilisation pour faire changer les comportements

Outre la sensibilisation au tri des déchets pendant les courses, le village fera la part-belle aux initiatives. Installé à proximité de la Tour Eiffel les 17 et 18 mars, les participant.e.s venant retirer leurs dossards pourront participer à plusieurs ateliers autour de l’écologie, de l’innovation et de l’Économie Sociale et Solidaire.

De nombreux stands seront donc présents sous le chapiteau Sport Planète de la MAIF. Sponsor principal de l’EcoTrail Paris, la société d’assurance est désormais un acteur très engagé dans la transition écologique du sport.

L’enjeu des transports

Comme lors des précédentes éditions, un ticket de transport en commun sera offert à l’ensemble des participant.e.s. De plus, l’organisation a recentré depuis l’année dernière sa communication vers un public avant tout francilien. Enfin, le covoiturage sera de nouveau proposé à l’ensemble des coureur.se.s mais aussi des bénévoles via la plateforme Mobicoop.

Et avec 14 000 inscrit.e.s attendu.e.s, vous aurez compris que l’enjeu des transports est de taille, d’autant plus quand on sait que c’est l’un des secteurs les plus émetteurs de CO2.

Fidèle à ses valeurs et à sa politique, l’EcoTrail Paris va une fois de plus tout mettre en œuvre pour rester une plateforme d’innovations dans la transition écologique du sport et plus largement dans la RSO !

© Photo à la une : Vincent Krieger

Spécialisé dans le secteur de l'événementiel, passionné de sport et engagé dans la protection de l'environnement au quotidien, je suis convaincu que le mouvement sportif, de part sa capacité à rassembler et à influencer, se doit d'être un acteur majeur de la transition écologique.

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