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Réensauvager, la mission première des Forêts du Sport Français

Les Forêts du Sport Français FSF MAIF Didier Lehénaff Ecologie Ecolosport
© Matthew Smith/Unsplash
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Lancées par Colibri & Compagnie et son fondateur Didier Lehénaff, Les Forêts du Sport Français ont pour mission de réensauvager nos terres.

Capteurs de CO2, générateurs de pluie, limitateurs de l’érosion des sols, régulateurs de température… Le constat est simple : sans arbre, il n’y a tout simplement pas de vie sur terre.
Pourtant, l’homme continue à déforester massivement, menaçant directement son existence, pour répondre à une croissance qui se veut infinie sur une planète aux ressources naturelles finies. Pour preuve, l’équivalent d’un terrain de football disparait toutes les 2 secondes sur terre pour répondre aux besoins de surconsommation. À cela, s’ajoutent les risques de feux de forêt de plus en plus élevés avec le changement climatique. Rien que durant l’été 2022 en France, ce sont plus de 70 000 km² de forêt qui sont partis en fumée soit l’équivalent de 167 000 terrains de basket ! C’est pour proposer une réponse concrète de réensauvagement que Didier Lehénaff (Colobri & Compagnie / SVPlanète), soutenu par MAIF, lance le programme Les Forêts du Sport Français.

Une double raison de s’engager pour le secteur sportif

« La planète et la biodiversité se dégradent et nos terrains de jeu aussi, qu’ils soient terrestres ou aquatiques (air pollué, sols souillés, qualité de l’eau dégradée). Le sport est à la fois victime mais aussi coupable car il contribue à la détérioration accélérée de la vie sur terre (production massive de déchets, consommation d’eau, d’énergie, de matières premières, transports, etc.). Il y a donc une double raison de s’engager » nous souligne le fondateur du projet.

L’objectif premier des Forêts du Sport Français est avant tout de réensauvager et en aucun cas de compenser, cet acte impliquant que l’on s’octroie un droit à détruire en amont, le fameux pollueur-payeur, en somme. Que ce soit en milieu urbain, péri-urbain ou rural, le programme peut s’appliquer partout. Il n’y a pas non plus de restriction sur les finalités à proprement parler, qui peuvent aller du verger à la forêt en passant par des haies ou encore des jardins partagés. Toutes les initiatives sont les bienvenues ! Idem pour la taille, les projets peuvent représenter la superficie d’un terrain de volley, de rugby ou bien d’un parcours de trail. « Peu importe, les seules motivations sont de planter, planter, planter et remettre de la biodiversité partout où on le peut » précise l’ancien triathlète.

4 projets déjà finalisés

L’ensemble du monde du sport est invité à s’impliquer dans ce programme, que ce soit un club, un événement ou un(e) sportif(ve). De même, les projets peuvent être déjà existants, en cours de création ou bien même être en devenir, tel qu’un terrain en friche à exploiter. Pour le moment, 4 programmes variés ont été finalisés.

Une cinquantaine de coureur(euse)s et bénévoles de l’EcoTrail Paris ont planté 100 chênes sessiles le long du parcours de l’édition 2023 dans la forêt domaniale de Meudon, au mois de janvier, quand le Décathlon d’Englos (59) et la société Coup de Pousses ont reboisé le parking d’une zone commerciale avec 1045 arbres et arbustes de 25 essences différentes.

De son côté, l’association Ploggathon plante un arbre fruitier dans des écoles et espaces publics à chaque fois qu’un pallier « 100 » est réalisé : 100 km parcourus, 100 kg de déchets ramassés, 100 participants à un plogging. Ce sont déjà 130 arbres qui ont donc pris racine à Millau (12), Saint-Affrique (12), Montpellier (34), Saint-Siméon-les-Bressieux (38), Saint-Pierre-de-Bressieux (38), Mars-sur-Allier (58) ou encore Saint-Parize-le-Châtel (58).

Soulignons aussi l’action « merveilleuse », comme la décrit Didier Lehénaff, du club de rugby des Tonkin Tigers (69) et nommée « La chaine des chênes ». Le 29 janvier 2023, 300 bénévoles ont formé une chaine humaine pour transférer une soixantaine d’arbres sur 1,6 km tout en évitant d’avoir recours à des moyens de transport carboné.

De nombreux autres projets à venir

Les Forêts du Sport Français n’en sont qu’à leurs prémices et de nombreux autres projets sont déjà dans les cartons ou en cours de réalisation. L’éco-avnturier Clément Chapel prévoit d’organiser très prochainement les 24h de l’arbre, une éco-aventure de 24 heures couplée à une plantation d’arbres toutes les heures. De leur côté, les étudiants du parcours STAPS « Loisirs Sportifs Eco-Responsables » de l’Université Littoral Côte d’Opale (62), en collaboration avec la Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer (CAPSO), vont implanter des arbres fruitiers, des haies nourricières et une micro-forêt sur le campus universitaire.

L’association Uni-Vert-Sport de Nicolas Vandenelsken, la Paris School Of Sport, le club amateur Courir Dans Chatellerault, l’Institut Stephenson mais aussi l’antenne Hauts-de-Seine de Decathlon sont également porteur(se)s de projets vertueux de réensauvagement. « Tout le monde est le bienvenue » rappelle Didier Lehénaff. L’important est surtout que « ces projets rassemblent des personnes conscientes des enjeux planétaires et qui leur ressemblent ». Que vous soyez donc un club, une marque, un(e) sportif(ve), une collectivité, un(e) agriculteur(rice), vous pouvez soutenir, impulser ou encore participer à un programme des Forêts du Sport Français.

Photo à la Une : © Matthew Smith/Unsplash

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Eddy Klemenczak

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