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Vendée Globe : du carton sur le bateau de Sébastien Destremau !

Le skipper Sébastien Destremau a équipé une partie de son bateau “Merci” avec du carton ! Pas seulement un geste économique pour le Varois, cette volonté fait partie d’un véritable projet écologique !

Il est l’un des 33 skippers à avoir pris le large la semaine dernière, des Sables d’Olonne, dans l’espoir de finir l’Everest des mers. Le bateau de Sébastien Destremau ne fait effectivement pas partie des favoris du Vendée Globe, son budget étant parmi les plus petits de la flotte (300.000€). Un budget restreint qui l’a poussé à se réinventer et à créer une casquette de protection… en carton !

« J’ai absolument voulu la faire en carton d’abord par souci d’économie et aussi parce que j’en ai marre de ces bateaux qui sont tout en carbone alors qu’il y a plein de choses qu’on peut faire autrement. Tous les éléments non structurels devraient être en matériaux bio-sourcés. Ça viendra » explique d’abord le skipper de 56 ans. Pour que cet élément soit bien étanche, il a été  traité par le sculpteur cartonniste Stéphane Munoz, qui a travaillé plus de 30 heures sur cette casquette sur-mesure, juste avant le départ.

S’il savait que cette casquette ne tiendrait probablement pas jusqu’au bout, il ne peut que constater sa dégradation, après une semaine de course déjà. « L’avant de ma casquette est abîmée, elle n’est plus étanche, et surtout, les poutres qui tiennent la structure sont un peu cassées. Je vais essayer de réparer. » Mais l’essentiel est ailleurs pour Sébastien Destremau et son équipe.

Une volonté d’être neutre en carbone

Sébastien Destremau Carton Merci Vendée Globe Ecolosport

© Photo : Jean-Marie Liot/Alea

« Ce choix du carton découle d’une vraie démarche écologique et de préservation des ressources de la planète, une alternative aux bateaux tout en carbone, argumente DS Smith, la société qui a fabriqué la casquette, dans un communiqué. La totalité de l’empreinte carbone du projet global Merci sur le Vendée Globe sera évaluée. »

En effet, la casquette en carton n’est qu’un élément d’un projet global qui se veut éco-responsable. Avec le favori Alex Thompson (Hugo Boss), Sébastien Destremau est le seul à embarquer un moteur non-thermique, à propulsion électrique. «Il est de notre devoir de faire attention à ce que nous consommons. Quoi de mieux qu’un tour du monde pour tester une nouvelle manière de penser » explique le skipper de Merci.

L’équipe du skipper varois a également calculé l’empreinte carbone du projet global, pour pouvoir ensuite la compenser. «À chaque fois qu’on fait quelque chose, il faut aller planter des arbres, du corail… Mon projet c’est zéro coût carbone puisque tout est compensé. » Cette année, il faudra ainsi compenser quasiment 90 tonnes de CO2.

© Jean-Marie Liot/Alea

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Michaël Ferrisi
Fondateur d'Ecolosport, je souhaite encourager la transition écologique dans le monde du sport. Professionnel du digital dans le rugby, je connais l'environnement des organisations sportives, de ses acteurs et suis persuadé des opportunités que représente cette transition pour la planète et le sport.

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