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L’écurie de Formule 1 Williams F1 a dévoilé de nombreux objectifs de développement durable, visant notamment à atteindre la neutralité carbone d’ici 2030. Une ambition basée sur 5 piliers.

Si aujourd’hui Williams F1 est au bas du classement des constructeurs au championnat du monde de F1, l’écurie britannique entend bien être en première ligne dans la course à la neutralité carbone, un mix entre réduction des émissions de CO2 et compensation de celles incompressibles par des actions positives pour la planète. Plus largement, l’écurie veut aligner sa stratégie de croissance sur 12 des 17 Objectifs du développement durable référencés par les Nations Unies.

La marque anglaise a étudié son fonctionnement pendant une année afin de définir les bases de sa future stratégie de développement qui sera ponctuée d’objectifs environnementaux et sociétaux. Première étape de cette nouvelle stratégie : devenir la première écurie à signer le plan « Le sport au service de l’action climatique » des Nations Unies qui vise à atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris lors de la COP21.

Williams F1 a donc défini les cinq piliers développement durable au sein de son organisation. L’action climatique d’abord, en réduisant les émissions de CO2 de l’équipe et les déchets du siège social et le rendre plus économe voire autosuffisant en eau et en énergie. La biodiversité ensuite, en protégeant et en préservant la biodiversité dans le parc de 24 hectares entourant le siège de l’écurie. L’innovation durable, en travaillant sur des solutions technologiques liées ou pas à la F1 pour lutter contre le changement climatique, notamment avec la gestion complète de la vie des voitures, l’économie circulaire et les technologies d’emprisonnement de carbone. L’accès à l’industrie pour tous, en facilitant l’accès au monde du sport auto à tous et mettre en avant la diversité via des programmes scolaires, des bourses et l’e-sport. L’incitation et la transparence, enfin, en étant un moteur du changement dans la F1, pour inciter les autres écuries à prendre des mesures et mettre en place une structure de transparence entre les équipes, fournisseurs et fans.

Pour motiver ces changements, Jost Capito le directeur de chez Williams F1 explique : « Nous vivons à une époque où la planète et la société changent plus rapidement que jamais. En nous reposant sur les avancées faites ces dernières années par le monde sport automobile mondial en matière de développement durable, nous avons réalisé une analyse poussée de notre fonctionnement et avons conçu une stratégie pour accélérer notre développement durable. En tant qu’équipe, nous voulons être à l’avant-garde du développement durable dans le sport mécanique et plus généralement dans l’industrie automobile. Ainsi, aujourd’hui, nous nous engageons à devenir positifs pour le climat d’ici 2030 et nous utiliserons nos connaissances pour développer les technologies qui nous permettront d’atteindre cet objectif. »

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Williams F1 explique ne pas chercher uniquement la neutralité carbone, mais bien un développement durable complet qui doit reposer sur l’équilibre entre écologie, économie et social. Autre équilibre important à trouver pour ne pas s’enfermer dans une logique de communication contre-écologique : l’équilibre entre la réduction des émissions de CO2 et la compensation de celles qui apparaissent incompressibles. Le deuxième point n’est pas viable sans un programme ambitieux pour le premier, évidemment. L’écurie deviendrait ainsi la deuxième neutre en carbone après Mercedes (qui dit l’être depuis 2020) et pourrait aussi se rapprocher de la marque allemande dans sa quête de diversité, mise en avant par Lewis Hamilton.

De manière générale, la Formule 1 cherche à devenir un sport plus propre, avec notamment l’utilisation de biocarburants et s’inspire d’autres compétitions comme la Formule E ou l’Extreme E qui mettent en avant les problématiques et solutions liées à la crise environnementale. Reste à savoir si Williams tiendra bien ses engagements et si les paroles se transformeront en actes. Reste à voir – aussi – si d’autres écuries emboiteront le pas à Williams…

Florent Montoya
Ayant toujours apprécié l'automobile, j'ai toujours travaillé dans le secteur de la mobilité et du transport. Féru de sports mécaniques et de vélo, et fervent défenseur de l'environnement, conjuguer les deux ici est une évidence.

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