Arkose Escalade Ecologie Ecolosport

Grimper sur des murs d’escalade ou des blocs, c’est ce que propose Arkose un peu partout en France. Aujourd’hui implanté dans 12 villes, le groupe a fait de l’éco-responsabilité une valeur centrale et fondatrice du concept éthique appliqué à chacune de ses salles. Passage en revue de l’ensemble des pratiques adoptées par Arkose en faveur de la protection de l’environnement.

Parce que pratiquer son activité favorite ne doit plus se faire au détriment de l’environnement, Arkose a mis en place depuis fin 2013 un concept de salles d’escalade et de blocs innovant et éthique. Aucun aspect entourant la pratique de ce sport n’a été ignoré. A commencer par le matériel lui-même qui, contrairement à ce que l’on pourrait croire, peut avoir indirectement un impact néfaste sur l’environnement. C’est pour cela qu’Arkose a souhaité s’attaquer au problème.

D’abord en travaillant sur la restauration des prises et des volumes pour prolonger leur durée de vie. Concernant les prises, dont la durée de vie est en moyenne de 2 ans, le challenge est de taille. Remettre en état une prise est très difficile en raison de sa composition qui mêle notamment le polyester et polyuréthane. L’enjeu principal et qui pose difficulté est de pouvoir rendre aux prises leur grain pour une bonne adhérence. Arkose travaille encore aujourd’hui sur le sujet en collaboration avec des artisans locaux. En attendant, les prises usagées sont données à des associations. Concernant le recyclage des prises, Grégoire de Belmont, co-actionnaire du groupe Arkose & co, nous informe que “le groupe s’est rapproché d’autres acteurs français, développeurs et fabricants de prises, afin de former un groupe d’intérêt économique dont la vocation sera d’unir ses forces pour faire de la recherche fondamentale sur les matériaux durables et sur les possibilités de réutilisation et de recyclage des prises“.

Pour les volumes, en revanche, prolonger la durée de vie est moins complexe. “Nous réparons systématiquement nos volumes pour leur donner une deuxième, une troisième voire une quatrième vie. Nous les faisons durer aussi longtemps que nous le pouvons” nous précise Grégoire de Belmont.

Concernant les ossatures des murs d’escalade, ceux-ci sont en bois labellisé FSC garantissant une gestion durable des forêts. En effet, si les premières salles disposaient d’ossatures principalement métalliques, ce n’est plus le cas puisque le bois est devenu le matériau principal, et ce dans toutes les salles. Enfin, la mousse que l’on trouve dans les tapis de sol, lorsqu’elle est changée, est mise au recyclage. Arkose a en effet trouvé une filière qui a certes un coût, mais que le groupe a souhaité assumer.

A noter que le groupe prévoit de monter à Pantin son propre atelier dans un local dédié. Dans un premier temps, les volumes y seront réparés à hauteur d’un jour par semaine par un ouvreur du groupe, avant d’accélérer le rythme si les résultats sont là. A terme, l’objectif pourrait être d’y créer des volumes.

Arkose Escalade Ecologie Ecolosport

Une charte du Ministère des Sports et du WWF

Tout comme le club de rugby de Clermont, l’OL Groupe ou Roland-Garros,  Arkose a adhéré à la Charte des 15 engagements éco-responsables des gestionnaires d’équipements. Co-créée par le Ministère des Sports et le WWF, cette charte incite les gestionnaires d’équipements à respecter un certain nombre d’engagements éco-responsables dans la pratique de leur activité. Les signataires doivent notamment informer tous leurs prestataires, sous-traitants et partenaires de la signature de cette charte, et les inciter à s’engager dans cette démarche collective. À la date anniversaire de la signature, ils s’engagent également à réaliser un bilan annuel des actions ou programmes mis en place. Parmi les engagements, on retrouve des thèmes comme la restauration,  la mobilité, les achats responsables, les déchets, les énergies et fluides ou encore la sensibilisation, entre autres. Pour chacun de ces domaines, des objectifs chiffrés sont fixés sur 3 ans.

Pour les déchets par exemple, ces objectifs sont les suivants : 15 % de déchets en moins, 40 % de déchets réutilisés, recyclés ou valorisés, et 60 % des déchets alimentaires traités en biodéchets. Idem pour la mobilité, où 80 % minimum des déplacements effectués doivent l’être en mobilité active, en transports en commun ou en covoiturage. Évidemment, seuls les déplacements qui sont dans le périmètre de responsabilité du gestionnaire du site sont concernés. Pour ce qui est des clients donc, on ne peut pas les forcer à utiliser la mobilité douce, mais ces derniers peuvent être sensibilisés. Le respect de l’environnement est l’effort de tous.

Concernant ces objectifs, Grégoire de Belmont nous précise : “Ils n’étaient pas forcément contraignants pour nous, car nous avions déjà entamé le travail. Ces engagements faisaient partie de ce que l’on faisait déjà et étaient inclus dans le cap que l’on s’était fixé“.

Arkose Escalade Ecologie Ecolosport

L’écoresponsabilité jusque dans les cuisines

Chaque salle appartenant au groupe dispose d’une cantine et d’un bar qui permet à tout un chacun, qu’il soit grimpeur ou non, de se restaurer ou de boire un verre sur place. Plusieurs de ces cantines ont obtenu le label Ecotable, valorisant les pratiques éco-responsables dans la restauration. Ce label s’obtient après un audit des pratiques du restaurant et permet d’obtenir de 1 à 3 EcoTable en fonction du degré d’avancement de la démarche.

C’est autant dans cette optique que par conviction qu’Arkose a adopté les bons réflexes comme la réduction des déchets, le compostage des bio-déchets ou encore l’usage des emballages biodégradables ou des contenants personnels pour la restauration à emporter. Sur ce dernier point, tout est fait pour tendre vers le zéro emballage. En revanche, Arkose a préféré pour le moment renoncer à la livraison à domicile, n’ayant pas trouvé de solution fiable et responsable ayant peu d’impact sur l’environnement.

Arkose propose également une bière artisanale de sa propre production, brassée à Paris. Cette bière est ensuite distribuée dans les différents blocparks soit en véhicule électrique soit en vélo, en fonction de la distance à parcourir, le périmètre ne dépassant pas le grand Paris à ce jour. “Nous allons développer une seconde brasserie dans notre nouveau local de Pantin avec une capacité d’embouteillage beaucoup plus élevée. Nous avons également pour objectif de produire notre bière avec du malt bio” ajoute Grégoire de Belmont.

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Un bilan carbone révélateur

Arkose a réalisé son bilan carbone afin de pouvoir analyser la source de ses émissions. Le constat est sans appel : les déplacements des clients représentent le premier poste des émissions carbone (30%). “Alors même que la majorité de nos salles sont situées en centre ville ou sont proches des moyens de transport” précise Grégoire de Belmont. Arkose souhaite donc accentuer la sensibilisation de ses clients et les encourager à privilégier des alternatives comme le covoiturage.

Vient ensuite la protéine animale qui représente 18% des émissions, avec comme principale source la consommation de viande de bœuf, présente quasi uniquement dans le hamburger de la carte. En anticipation, Arkose avait pourtant décidé de proposer un menu principalement végétarien et végétal dans ses salles, avec pour certains plats une option “protéine animale” payante. Ce changement a notamment nécessité que les chefs soient formés à cette cuisine.

Malgré les coûts et les efforts que représentent les changements induits par la conduite de ces missions en matière de développement durable, le groupe n’entend pas en rester là et souhaite asseoir toujours plus son concept éthique en poursuivant la réduction de son empreinte. Arkose souhaite même devenir une société à mission et mettre en place un comité de suivi qui sera chargé de veiller au respect de la politique de développement durable dans la stratégie du groupe.

© Photo à la Une : Arkose

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Virgile Demolliens
Passionné par la course à pied et le trail, intéressé par le sport en général, la cause environnementale est une de mes préoccupations majeures. M'engager comme rédacteur au sein de Ecolosport, c'est donc concilier un des mes principaux centre d'intérêt et mon engagement pour notre planète et notre avenir.

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