Défi Titicaca Théo Curin Malia Metella Matthieu Witvoet Ecolosport

Traverser le lac Titicaca en totale autonomie, c’est le challenge sportif que se sont lancé le champion paralympique Théo Curin, la vice-championne olympique Malia Metella et l’éco-aventurier Matthieu Witvoet. L’occasion pour les 3 sportifs très sensibles à la cause environnementale de faire émerger une nouvelle forme de défis et de tester de nouvelles innovations éco-conçues.

Conscient des enjeux climatiques actuels, il était indispensable pour Théo Curin – qui est à l’initiative du projet – d’intégrer une dimension écologique et environnementale forte à ce défi Titicaca, au-delà de l’exploit humain et solidaire. Les trois nageurs ont ainsi décidé de limiter au maximum les impacts négatifs générés lors de la préparation de l’événement et de la réalisation du défi en lui-même. Éco-conception du radeau, autonomie énergétique, gestion raisonnée des déplacements et réduction des emballages ont ainsi encadré les différentes phases de déploiement du projet.

Accompagnée par un grand nombre de partenaires totalement investis dans le projet, l’équipe du défi s’est engagée à mesurer scientifiquement et objectivement l’impact de chacune de ses actions. Des études d’impact et un bilan carbone seront publiés à l’issue de l’aventure. Encadrés dans leur démarche par deux agences spécialisées, Herry Conseil et Ekodev, Théo Curin, Malia Metella et Matthieu Witvoet ont aussi pu bénéficier du soutien de la direction de l’Innovation et R&D d’EDF pour la fabrication d’un radeau éco-conçu et autonome répondant parfaitement au cahier des charges de l’expédition. Le radeau a également bénéficié de panneaux solaires sur-mesure, souples, ultra-légers et 100 % français conçus par Solar Cloth pour assurer aux aventuriers une autonomie énergétique totale. Les équipes de Simmons ont de leur côté réalisé trois matelas adaptés aux besoins spécifiques de chaque sportif et 100 % recyclables. Enfin, aucun plastique à usage unique ne sera utilisé et notamment aucune bouteille d’eau. Les trois nageurs filtreront l’eau du lac pour s’hydrater mais aussi pour l’ensemble de leurs besoins durant les 10 jours de traversée.

Défi Titicaca Théo Curin Malia Metella Matthieu Witvoet Ecolosport

Enfin, le volet héritage de cette expédition n’a pas été négligé par l’équipe puisque l’embarcation du défi sera offerte à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), établissement public français pluridisciplinaire, et ses partenaires de l’université de La Paz. Les partenaires PUM et TenCate, quant à eux, feront bénéficier les acteurs locaux de leur expertise technique sur les thématiques environnementales de la préservation des sols, de la qualité de l’eau et de la récupération de l’eau de pluie par le biais de formations professionnelles.

A moins d’un mois du départ, tout est en place pour que cette traversée soit riche en apprentissages et permette de tester plusieurs innovations que nous espérons voir rapidement généraliser au profit d’un sport plus responsable. Dans une eau à 10 degrés à 3.800m d’altitude, les 3 nageurs vont parcourir 122 kms à la nage en totale autonomie et en tractant une embarcation de 450 kilos. Durée estimée de la traversée : 10 jours, entre le 10 et le 20 novembre.

Anne-Laure Dron : « Sortir de notre zone de confort »

Quelles sont les raisons qui poussent une entreprise à s’associer à un événement ou défi sportif ? Si cette question revient de temps à autre, nous l’avons posé  à Olaf Maxant, Responsable de la performance à la Direction de l’innovation d’EDF et à Anne-Laure Dron, Directrice Marketing d’Adova Group pour la marque Simmons, deux partenaires majeurs du défi.

Défi Titicaca Théo Curin Malia Metella Matthieu Witvoet Ecolosport

Pourquoi avoir décidé de soutenir le Défi Titicaca ?

Anne-Laure Dron : Nous avons décidé de soutenir le Défi Titicaca car celui-ci défend les mêmes valeurs que la marque Simmons : l’engagement en faveur de l’environnement et le dépassement de soi.

Olaf Maxant : Ce défi unique lancé par un membre du Team EDF a été l’occasion pour nos équipes de contribuer à un projet qui sort de l’ordinaire. Nous avons rejoint cette aventure humaine pour apporter notre expertise en matière de consommation d’énergie et d’innovation. Ainsi, de septembre 2020 à juin 2021, les équipes du Design Lab et d’Open Innovation au sein d’EDF ont travaillé aux côtés des équipes du Défi Titicaca pour concevoir l’embarcation à tracter pendant toute la traversée du lac. Nous avons travaillé sur un design de radeau et nous avons élaboré un bilan énergétique journalier basé sur les conditions climatiques locales et les besoins des trois nageurs pour se réchauffer, se nourrir, éclairer le radeau, etc. Enfin, nos équipes de chercheurs ont identifié un partenaire innovant pour la fourniture des panneaux photovoltaïques – Solar Cloth – nécessaires à la production d’énergie sur le radeau.

Comment ce type de défi peut aider à tester des innovations en faveur d’un sport plus responsable ?

Anne-Laure Dron : Simmons est une marque en constante innovation. Cette année la marque a innové en fabriquant un matelas éco-conçu composé à base de matières recyclées et 100% recyclable. C’était un véritable challenge de repartir de la base de ce produit éco-conçu pour l’adapter aux contraintes du Défi Titicaca (contraintes de poids, de taille et d’évacuation de l’humidité). Cela nous permet de sortir de notre zone de confort et de réaliser des produits sur-mesure répondant à des besoins spécifiques. En ce qui concerne le sport plus responsable, en effet, Simmons souhaite accompagner les sports qui s’orientent vers cette démarche. Nous développons des produits de plus en plus respectueux de l’environnement, tout en proposant un sommeil réparateur ET sain qui permettra à nos consommateurs d’être plus performant demain.

Olaf Maxant : Ce projet est un exemple formidable qui montre comment l’expérimentation et l’innovation peuvent être mises au service d’un sport plus responsable. Notre objectif a été de diminuer l’empreinte environnementale tout au long du processus. Le principe de base était d’utiliser un maximum de matériaux de récupération tout au long de la conception. Pour les premiers prototypes du radeau, nous avons récupéré un catamaran qui nous a servi de coque de bateau pendant les entrainements, et nous avons procédé ainsi pour la construction de l’embarcation finale. Par ailleurs, nous avons opté pour une source de production d’électricité sur le bateau respectueuse de l’environnement grâce à l’utilisation des panneaux photovoltaïques. Nous étudions également des pistes pour réutiliser le bateau après le défi. Il pourrait être utilisé par exemple pour nettoyer les ports au bord du lac Titicaca. Les solutions retenues dans le cadre de ce projet montrent qu’il est possible de réutiliser des infrastructures existantes dans le domaine du sport et ainsi réduire l’impact sur l’environnement.

Défi Titicaca Théo Curin Malia Metella Matthieu Witvoet Ecolosport

« Ce projet est un exemple formidable qui montre comment l’expérimentation et l’innovation peuvent être mises au service d’un sport plus responsable » – Olaf Maxant

Quelles sont les résultats attendus de ces expérimentations ?

Anne-Laure Dron : A travers cette innovation produit, nous voulons nous assurer que l’éco-conception n’impacte pas la base de notre produit : à savoir un excellent confort. Ce qui s’est confirmé à travers l’approbation des sportifs Théo, Malia et Matthieu qui l’ont validé. Après des tests réalisés avec le FCBA, nous pouvons également affirmer que le matelas Génération est à l’image des autres produits de la gamme Simmons : durable dans le temps.

Olaf Maxant : Nous avons conçu un radeau qui permettra de répondre aux différents besoins vitaux de l’équipe qui se lance dans le défi Titicaca : bien dormir, se réchauffer, se nourrir et pouvoir tracter à la nage, monter et descendre sur le radeau sans se blesser. Pour anticiper la dérive du bateau en cas de vent fort pendant la nuit, nous avons installé un petit moteur électrique. L’embarcation et les équipements présents à bord sont des éléments importants qui contribueront à la réussite de ce défi. Il fallait réaliser un bateau le plus léger possible mais suffisamment sûr et « confortable » pour cette expédition hors norme tout en ayant un impact environnemental le plus faible possible.

Crédits photos : Andy Parant

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