Sobriété énergétique Sport Ministère Ecologie Ecolosport

Dans le cadre du plan de sobriété énergétique voulu par le Gouvernement français, le Ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, et le Ministère de la Transition énergétique ont lancé un groupe de travail « Sport » et ont réuni ce mardi 30 août les acteurs du monde sportif.

Il y a urgence ! Le 23 juin dernier, le lancement d’un plan de sobriété énergétique a été annoncé pour réduire de 10% la consommation d’énergie d’ici 2024, et de 40% d’ici 2050. Dans ce cadre, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, et la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, ont réuni les acteurs du sport, ce mardi 30 août, pour lancer un groupe de travail visant à réduire de 10% la consommation d’énergie du secteur d’ici deux ans. Autour de la table : les principaux acteurs et représentants du monde sportif – dont le CNOSF, le Comité Paralympique Sportif Français, l’Agence Nationale du Sport, les grands évènements sportifs internationaux français dont Paris 2024, les Ligues et clubs professionnels, les élus des collectivités, les DRAJES et les acteurs économiques, dont Ecolosport fait partie.

« Le sport français est responsable et a l’envie, la volonté d’être exemplaire. L’idée n’est pas de contraindre ou d’interdire, mais de faire des choix concertés et assumés en matière de consommation d’énergie pour éviter les coupures subies » a d’abord déclaré Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques. « La feuille de route qui sera finalisée fin septembre visera, en lien avec le groupe de travail sur les collectivités, à s’adapter pour préserver nos activités sportives et économiques cet hiver et au-delà. Je salue l’engagement de l’ensemble des acteurs du sport qui travaillent depuis plusieurs semaines sur des propositions de mesures pragmatiques et efficientes visant à réduire de 10% notre consommation énergétique d’ici 2024. Les Jeux olympiques et paralympiques, qui ont fait le choix de la sobriété, seront un catalyseur pour notre secteur en matière de transition écologique. »

Durant les prochaines semaines, donc, les acteurs du sport vont tous travailler autour de la généralisation de bonnes pratiques et proposeront des mesures visant à atteindre l’objectif de réduction de la consommation d’énergie. Le chauffage des infrastructures, qui représente 43% de la consommation du secteur, fait partie des premières pistes évoquées. Le sport professionnel s’est d’ores et déjà engagé à baisser le chauffage et la climatisation dans les installations des clubs, les espaces hospitalités et les centres de formation. L’éclairage, qui représente 18% de la consommation d’énergie du sport, devra aussi être rationaliser et optimiser.

Les transports, responsables de 80% des émissions de gaz à effets de serre du secteur sportif, est un autre poste important. La volonté est de généraliser la mobilité douce et le covoiturage, et d’encourager les collectivités locales à rendre gratuit les transports en commun lors d’un événement sportif ou à développer les garages à vélo aux abords des enceintes sportives.

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Paris 2024, France 2023 : les GESI doivent être ambitieux

Les grands événements sportifs internationaux (GESI) doivent aussi se montrer ambitieux. C’est déjà le cas de Paris 2024, largement engagé dans la réduction des émissions carbone et qui a fait le choix de la sobriété, comme nous en avons parlé avec Benjamin Lévêque, et d’un certain nombre d’actions : énergie 100% renouvelable pendant les Jeux, alimentation durable, économie circulaire, mobilité propre pour la flotte olympique, transports en commun et mobilité douce pour les spectateurs, préservation de la biodiversité, gestion de l’eau…

« A l’approche de l’organisation de grands événements sportifs dans notre pays comme la Coupe du monde de rugby 2023, mais surtout les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, la France doit dès cet hiver se mettre en ordre de marche » a réagi Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique. « Cela passe d’abord par du bon sens sur l’éclairage, le chauffage ou les mobilités. Je remercie les acteurs qui ont d’ores et déjà pris des engagements en la matière et continuent d’avancer. »

Pour ce faire, le ministère va davantage pousser la Charte des 15 engagements éco-responsables, mais aussi renforcer les programmes de formation et de labellisation. Il va aussi encourager l’ensemble des acteurs du sport à déployer des campagnes de communication sur la sobriété énergétique et sur les gestes éco-responsables des spectateurs. Un plan d’actions du groupe « Sport », concerté et ambitieux doit être prêt d’ici fin septembre.

© Jacques Witt / Sipa Press/SIPA

Fondateur d'Ecolosport, je souhaite encourager la transition écologique dans le monde du sport. Près de 10 années dans le monde du sport amateur et professionnel me permettent de bien connaitre l'environnement des organisations sportives, ses parties prenantes. Je suis persuadé des opportunités que représente cette transition pour la planète et le sport.

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